Pour les passionnés de vélo et les amateurs de cols mythiques, la Drôme regorge de trésors cachés. Le col de l’Écharasson, situé au cœur du Vercors drômois, est un véritable défi pour tout cycliste qui se respecte.
Gravi depuis le village de Saint-Jean-en-Royans, ce col est considéré par le site Climbfinder comme le plus difficile de tout le département. Il s’agit d’une ascension exigeante, constante et technique, qui mettra votre endurance, votre force mentale et votre préparation physique à rude épreuve.
Un col peu connu
Le col de l’Écharasson ne figure pas dans les guides touristiques classiques, ce qui en fait une pépite pour les cyclistes en quête de tranquillité. Son relatif anonymat ne doit pas faire oublier sa difficulté redoutable.
Climbfinder, plateforme spécialisée dans le classement des montées cyclistes, lui attribue un indice de difficulté de 745, le plaçant en tête de la Drôme. Ce score témoigne non seulement de la pente mais aussi de l’intensité de l’effort demandé sur la totalité de l’ascension. Peu d’endroits offrent une telle régularité dans la difficulté : ici, la pente ne vous laisse que peu de répit.
Le profil du col
Le col de l’Écharasson, grimpé par sa face sud depuis Saint-Jean-en-Royans, propose un profil particulièrement raide et constant. Sur 12,1 kilomètres, le cycliste avale 890 mètres de dénivelé positif. La pente moyenne de 7,4 % laisse peu de place à la récupération, d’autant que les 100 mètres les plus raides atteignent les 21,6%.
L’ascension se fait dans une ambiance forestière, sur une route étroite et sinueuse, typique des routes du Vercors. Les épingles s’enchaînent rapidement, et l’absence de replat impose une gestion rigoureuse de l’effort dès les premiers kilomètres.

Qu’est-ce qui attire les cyclistes ?
Au-delà de l’effort, c’est le caractère sauvage et préservé du site qui séduit. La montée traverse une nature luxuriante, sans circulation automobile importante. Loin du tumulte des routes touristiques, l’Écharasson offre un moment de solitude et de communion avec la montagne jusqu’au sommet, à 1146 mètres d’altitude.
Le col de l'Écharasson a été escaladé par les coureurs du Tour de France en 2004. C'était lors d'une étape reliant Valréas dans le Vaucluse à Villard-de-Lans en Isère. Le col était classé en première catégorie et c'est Richard Virenque qui était passé en tête au sommet au kilomètre 127.
Nos conseils pour l’ascension
L’ascension du col de l’Écharasson demande une bonne préparation, surtout si vous n’êtes pas un grimpeur aguerri. La régularité est la clé : mieux vaut monter en souplesse que se mettre dans le rouge trop tôt.
Côté logistique, pensez à bien vous ravitailler avant la montée, car il n’y a aucun point d’eau ou commerce sur l’itinéraire. Par temps humide, la chaussée peut devenir glissante, notamment dans les parties boisées. Enfin, la descente par le même versant demande de la prudence : la route étroite, les virages serrés et les feuilles mortes peuvent la rendre technique.
Une alternative aux grands classiques
Le col de l’Écharasson est une excellente option pour les cyclistes qui souhaitent sortir des circuits classiques. Moins fréquenté que le col du Rousset ou celui de la Machine, il propose un effort intense dans un cadre intimiste. C’est aussi une bonne base pour des boucles plus longues dans le Vercors, enchaînant avec les cols de Carri, de la Chau ou de la Bataille.
Pour les cyclistes à la recherche de cols « bruts », sans paillettes ni foule, c’est une montée à découvrir absolument. Un col authentique pour cyclistes passionnés.
Le col de l’Écharasson coche toutes les cases : difficulté, beauté sauvage, isolement et intérêt sportif. Il mérite sans aucun doute sa place de col le plus difficile de la Drôme, et probablement l’une des ascensions les plus exigeantes du Vercors. Alors, prêt à relever le défi ? Enfourchez votre vélo, direction Saint-Jean-en-Royans, et laissez-vous surprendre par ce col méconnu de la Drôme.