« Balance man, cadence man, trace la glace, c’est le Cooooolllll Rasta ! » Avec cette très célèbre réplique, impossible de ne pas reconnaître le film dont elle est issue. Il s’agit évidemment de Rasta Rockett, comédie culte des années 90. Produite par Disney et sortie en 1993, elle raconte l’histoire complètement folle de quatre Jamaïcains participant aux épreuves de bobsleigh des JO d’hiver de Calgary en 1988 au Canada.
Impossible de ne pas repenser à ce film alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina approche. Elle aura lieu le vendredi 6 février 2026. Et, comme dans le film, des Jamaïcains devraient y participer. Comme en 2022 à Pékin, trois équipages de bobsleigh se sont qualifiés pour les prochains JO : en monobob avec Mica Moore, en bob à deux avec Shane Pitter et Joel Fearon et en bob à quatre avec le même Shane Pitter accompagné de Tyquendo Tracey, Junior Harris et Andrae Dacres.
Grâce à Rasta Rockett, les performances de ces bobeurs seront sûrement suivis de très près, le public espérant sans doute revivre une histoire aussi magique que celle du film. Ce dernier sera peut-être diffusé à la télévision durant cette quinzaine olympique. Alors au cas où, pour briller en société, voici 5 choses que vous ignorez sûrement sur ce film culte.

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1. Le casting : Denzel Washington et Eddie Murphy ont refusé des rôles
Au casting de Rasta Rockett, pas de grandes stars du box-office des années 90. L’acteur le plus connu étant John Candy, décédé quelques mois après la sortie du film le 4 mars 1994. Il jouait le rôle du coach Irving Blitzer, double champion olympique de bobsleigh en 1964 à Innsbruck et 1968 à Grenoble. Quant aux comédiens interprétant les quatre bobeurs jamaïcains (Leon Robinson, Doug E. Doug, Malik Yoba et Rawle D. Lewis), Rasta Rockett reste leur principal succès au cinéma.
Mais le casting de Rasta Rockett aurait pu être bien différent. Allociné révèle que que Denzel Washington et Eddie Murphy ont refusé de jouer dans le film. Au moment d’attribuer les rôles, des rumeurs ont également circulé autour des noms de Wesley Snipes et de Marlon Wayans. Jeffrey Wright, Eriq La Salle, Cuba Gooding Jr. et même le rappeur Tupac ont passé des auditions. Sans succès, la production et le réalisateur Jon Turteltaub tombant d’acteur sur le casting que l’on connaît tous aujourd’hui.
2. Le doublage : avez-vous reconnu la voix de Pascal Légitimus ?

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Et même pour la version française, le casting pour le doublage est lui aussi impressionnant. En regardant le film, et en écoutant bien, avez-vous reconnu la voix de Pascal Légitimus ? L’Inconnu prête sa voix à Sanka Coffie, le meilleur ami du personnage principal Derice Bannock et le meilleur pilote de push car de toute la Jamaïque.
Dans le studio de doublage, Pascal Légitimus était bien accompagné : Pascal Nzonzi pour Derice Bannock, Daniel Russo pour le coach Irving Blitzer et Thierry Desroses pour Yul Brenner.
3. Le film a remporté un prix à Chamrousse
Savez-vous que le Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez est né en 1997 et qu’il a succédé au Festival du film d’humour de Chamrousse. « De 1976 à 1995, cet événement unique a réuni les plus grands talents du cinéma mondial autour d’un objectif simple : célébrer le rire sous toutes ses formes », peut-on lire dans une publication Facebook de la station.
Rasta Rockett y a trouvé sa place en remportant en 1994 à Chamrousse le prix du public. Cette année-là, le Grand prix est revenu au film Le Péril jeune de Cédric Klapisch avec Romain Duris.
4. L’histoire vraie qui a inspiré le film
En 1988 à Calgary (Canada), la Jamaïque participe pour la première fois aux Jeux olympiques d’hiver. Quatre militaires ont pour mission de défendre les couleurs de leurs pays : Dudley Stokes, Devon Harris, Michael White et Chris Stokes. Ce dernier, frère de Dudley, a remplacé juste avant les JO Caswell Allen blessé. Dudley Stokes et White s’alignent d’abord en bob à deux. Après quatre manches, ils terminent 30e sur les 38 équipes classées.
La légende et la notoriété de l’équipe de Jamaïque s’écrivent lors de l’épreuve de bob à quatre. Après l’élimination de l’équipe des États-Unis de hockey sur glace, les chaînes de télévision américaines, pour occuper leur temps d’antenne, se passionnent pour ces bobeurs venus des Caraïbes. Lors de la troisième manche sur les quatre, les Jamaïcains réalisent le septième départ le plus rapide. Mais dans un virage, Stokes perd le contrôle du bob qui se retourne. Les quatre membres de l’équipe sortent et poussent le bob jusqu’à la fin de la piste. Ils n’ont pas participé à la quatrième et dernière manche et n’ont donc pas été classés.

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Les quatre Jamaïcains ont de nouveau participé aux JO d’hiver en 1992 à Albertville. Ils ont fini 25e en bob à quatre. Puis, avec une équipe renouvelée, 14e en 1994 à Lillehammer. La meilleure performance à ce jour. En 2018, à Pyeongchang, deux femmes jamaïcaines se sont alignées pour la première fois en bob à deux.
5. Les secrets du montage
Le film Rasta Rockett s’inspire de cette histoire mais prend aussi quelques libertés avec la réalité. Les militaires devenant notamment des sprinters ayant échoué aux sélections pour les Jeux olympiques d’été de Séoul. Le personnage du coach Irving Blitzer est totalement fictif. Il y avait plusieurs entraîneurs autour de l’équipe et aucun n’avait été impliqué dans une affaire de triche.
Il y a aussi du vrai de vrai. À la fin du film, lors de la dernière descente des Jamaïcains, la vraie vidéo des JO de 1998 où l’on voit le bob de l’équipe se renverser est intégrée au montage.

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À noter enfin qu’une scène a été coupée depuis la sortie du film : celle montrant le sabotage nocturne du bobsleigh jamaïcain par un participant est-allemand. Dans le film, ce sabotage était l’origine de la défaillance du bobsleigh.