Si Rasta Rockett et ses quatre bobeurs jamaïcains est le film aujourd’hui le plus connu sur les JO d’hiver, La descente infernale (Downhill Racer en anglais) est le plus ancien et peut-être le meilleur film jamais réalisé sur le sport. Ce long-métrage américain sort dans les salles de cinéma en 1969, un an après les JO de Grenoble. Il raconte l’histoire de David Chappellet, un skieur doué qui rejoint, après la blessure d’un de ses compatriotes, l’équipe nationale de ski alpin des États-Unis pour les prochains Jeux olympiques d’hiver.
Avec en tête d’affiche, pour interpréter David Chappellet, un acteur mythique : Robert Redford. La même année, il devient une star à la renommée internationale grâce à son rôle de Sundance Kid dans le western Butch Cassidy et le Kid. Dans La descente infernale, l’acteur décédé en septembre dernier à l’âge de 89 ans montre un tout autre visage : celui d’un excellent skieur.
Dans le film, David Chappellet est un jeune skieur arrogant originaire du Colorado. Son objectif est de devenir le meilleur à tout prix. Un drame qui dévoile à la fois la solitude des champions et les sacrifices qu’ils doivent faire pour réussir. Aux côtés de Robert Redford, on retrouve au casting Gene Hackman dans le rôle de l’entraîneur Eugène Clair. Et aussi Sylvester Stallone. Celui qui n’est pas encore Rocky ou Rambo fait ses débuts au cinéma dans ce film. Un tout petit rôle qui explique pourquoi il ne figure pas au générique.

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Un film tourné à Megève et Grenoble
Ce qui rend La descente infernale encore si spéciale encore aujourd’hui, c’est son réalisme. Un véritable exploit pour l’époque. Pas de GoPro ou de drones pour filmer les descentes mais de lourdes caméras. Pour faire encore plus vrai, des images de véritables courses disputées à Kitzbühel sont intégrées au montage. Un tournage qui ne s’est pas limité à la célèbre station autrichienne. Dans le film, on peut voir David Chappellet/Robert Redford briller sur les pistes de ski de Megève ou à Grenoble. L’acteur a vécu avec l’équipe américaine de ski alpin pendant les JO de 1968 pour s’imprégner de son rôle.
Et, en tant que grand passionné de ski, cela lui avait donné l’occasion d’admirer un très grand champion français, triple champion olympique en 1968 sur les pistes de Chamrousse : « J’aurais aimé être Jean-Claude Killy, si je n’étais pas Robert Redford », avait déclaré l’acteur lors d’une interview au journal L’Équipe en 2020.
Durant les 1 heure et 40 minutes de ce drame, on suit le parcours et les difficultés de David Chappellet jusqu’au grand final, les Jeux olympiques d’hiver. Le champion remporte-t-il la médaille d’or ? Pour le savoir, il faut se plonger dans ce film mythique.