Le biathlon aux quatre saisons : un sport qui se pratique en famille

L’image avait un haut potentiel instagramable. Un groupe de biathlètes, mené par Martin Fourcade himself, en plein effort, ski à roulettes aux pieds et carabines sur le dos, devant les eaux enchanteresses du lac d’Annecy. En lançant un événement de grande ampleur, le Martin Fourcade Nordic Festival, à la fin de l’été 2019, le quintuple champion olympique avait décidé de surfer sur une vague grossissante : celle du développement du biathlon hors des stades enneigés. Car en plus de la course regroupant les meilleurs mondiaux, l’événement était tourné vers le grand public qui pouvait, dès le lendemain, enchaîner les tours sur un parcours à obstacle avec tir et tours de pénalités pour corser le tout. Et ça a cartonné.

 Du tir et de la course à pied

Si la pratique du biathlon est en forte progression chaque hiver, notamment grâce aux exploits de Quentin Fillon-Maillet, Julia Simon et consorts diffusés tout l’hiver en clair à la télévision, c’est également le cas avant et après la saison blanche. Un phénomène qu’on observe, par exemple, à Font-Romeu, dans les Pyrénées Orientales, la station où Martin et Simon Fourcade ont passé leurs jeunes années avant de migrer vers le Vercors.

Moniteur de ski nordique à l’ESF locale durant l’hiver, Aristide Bègue, ancien membre de l’équipe de France de biathlon, y prolonge le plaisir l’été, avec sa sœur et quelques moniteurs. Accueillant les estivants sur la base de loisirs des Airelles, ils leur proposent des séances de 1 h 15 avec une progression rapide. « D’abord, on leur apprend à tirer couché avec des carabines à plomb, avec un appui pour les aider, puis sans appui s’il se débrouillent bien », détaille le moniteur. Les apprentis biathlètes sont ensuite envoyés faire un tour de course à pied, pour s’essouffler, et repasser sur le pas de tir. Tout de suite, c’est moins précis… Ils sont enfin amenés à apprendre les ficelles du tir debout, pour parfaire leur formation.

Certains prestataires, comme Biathlon Expérience, proposent également des séances avec du ski à roulette. Photo Paul Viard-Gaudin
Certains prestataires, comme Biathlon Expérience, proposent également des séances avec du ski à roulette. Photo Paul Viard-Gaudin

Le biathlon s’invite même à la ville

Même constat dans les Alpes, où plusieurs stations ont installé le biathlon comme activité de référence pendant l’été, à l’image de Savoie Grand Revard, qui collabore avec les anciens champions de Biathlon Expérience. Du côté des Contamines-Montjoies, c’est Stéphane Grosset qui s’occupe du domaine nordique. « Cet été, sur l’activité biathlon, on a fait le plein tous les jours », se réjouit-il. Si 80% des clients demandent des séances alternant tir et course à pied, il est aussi possible de s’initier au ski à roulettes (ou ski-roues) pour une expérience encore plus proche de la réalité hivernale.

Un succès qui se confirme année après année et qui a donné envie à Stéphane de créer un circuit, dans plusieurs villes, pour permettre aux urbains de s’initier et de participer à de vraies compétitions de biathlon. « Le dernier exemple en date a été un événement de grande ampleur, en collaboration avec le Grenoble Université Club (Guc), fin octobre, où 1300 scolaires et près de 350 biathlètes d’un jour se sont mesurés, en plein cœur de la ville. »

Une activité parfaite en famille

Des scolaires ? Eh bien oui, car le biathlon n’est pas réservé qu’aux adultes. A partir de 8 ans, à Font-Romeu comme aux Contamines, on peut s’y mettre en toute sécurité. « C’est une activité facile, accessible à tous et qui présente peu de contraintes », déroule Stéphane Grosset. « C’est super à faire en famille ou en tribu. Les enfants peuvent partager ça avec les parents ou même les grands parents. On mélange les jeunes, les vieux, les gros, les maigres, les petits, les grands et ça marche très bien. » Aristide Bègue ne dit pas le contraire. « C’est une activité qui se partage très bien et les enfants sont ravis de challenger les plus grands. En plus, c’est vraiment quelque chose de facile. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui n’a pas réussi à tirer. » Encore une bonne raison de franchir le pas. Avant de revenir tester la pratique sur neige, une fois les premiers flocons tombés du ciel.

La pratique est adaptée à tous les âges. Photo Aristide Bègue
La pratique est adaptée à tous les âges. Photo Aristide Bègue
Le tir, comme à la télé… ou presque

Pour ce qui est du tir, plusieurs options sont possibles selon les prestataires et les demandes. On peut par exemple débuter avec une carabine laser, qui ne tire donc pas de plomb et dont on peut adapter la distance. Pour aller un peu plus loin, on peut passer au tir à 10 mètres, avec des carabines à plomb, pour se rapprocher des sensations des champions. Enfin, pour les plus pointus, on peut s’exercer au tir à 50 mètres avec une .22 long rifle, la carabine qu’utilisent les biathlètes internationaux en compétition.

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