Où camper autour du Mont-Blanc ? Notre carte interactive

Planter la tente face aux glaciers, s’endormir sous les étoiles et se réveiller devant le plus haut sommet d’Europe… Le bivouac autour du mont Blanc est un rêve pour bien des randonneurs.

Mais cette liberté a ses conditions : la réglementation est stricte et diffère selon que l’on se trouve en France, en Italie ou en Suisse. Des mesures destinées à protéger un environnement fragile et à éviter la surfréquentation, surtout sur les itinéraires emblématiques comme le Tour du Mont-Blanc.

France : tolérance en altitude, interdictions en plaine

  • Sur la commune de Chamonix, le camping sauvage est interdit depuis 1992. Une seule dérogation existe : un bivouac léger, pour une nuit, entre le coucher et le lever du soleil, en altitude. Mais certains secteurs sont totalement fermés à cette pratique, comme le lac Blanc, la montagne de Chailloux, les alpages de Blaitière, le col des Posettes ou encore la zone protégée de l’APHN qui encadre l’accès au sommet du mont Blanc.
  • Vallorcine applique une logique proche : pas de campement sauvage ni de feux, sauf pour un bivouac ponctuel entre 19 h et 9 h, et « autorisé de fait » au-dessus de 1 700 m.
  • Aux Contamines, le bivouac est autorisé uniquement dans des zones désignées aux mêmes horaires, et interdit autour des lacs Jovet et Plan Jovet
  • Cas particulier, le massif des Aiguilles Rouges : depuis 2024, certaines zones tolèrent le bivouac, à condition de réserver son emplacement via ce lien ou par l’application « Chamonix ».

Coté italien : interdiction quasi générale dans la Vallée d’Aoste

Côté italien, la règle est simple : pas de bivouac au-dessous de 2 500 m, et aucun campement sauvage, même pour moins de 24 heures. En pratique, cela interdit la quasi-totalité des emplacements situés sur la portion italienne du Tour du Mont-Blanc. Les contrevenants s’exposent à une amende de plus de 500 €.

Côté suisse : exceptions limitées au Valais

En Suisse, le bivouac et le camping sauvage sont interdits, sauf exception : une seule nuit, sans groupe, au-dessus de la limite des forêts, ou en cas d’urgence. Ces règles se resserrent dans les zones protégées, sur les routes forestières et dans les districts francs. Certaines communes, comme Bovernier, Martigny-Combe ou Trient, imposent de passer par les campings officiels ou des aires spécifiques.

Photo Adobe Stock
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