Ski alpin : les assurances sont-elles vraiment utiles ?

On ne se pose pas toujours la question, on refuse même souvent de payer quelques euros de plus un forfait, pour avoir une assurance. Pourtant, elle peut être utile. Le premier conseil avant de partir au ski, c’est de vérifier si on est couvert, ou non, en cas d’accident. « Beaucoup de skieurs, malgré les affichages en caisse, pensent que les secours sur les pistes ne sont pas payants, explique Nathalie Violin, responsable du service client à Puy-Saint-Vincent. Quand nous annonçons l’avance de frais, c’est souvent la surprise. On le constate régulièrement, notamment avec des profils d’étudiants qui, sans le savoir, sont sortis de l’assurance de leurs parents ».

La note peut s’élever à plusieurs milliers d’euros. Si toute intervention des secours publics (PGHM, CRS) est gratuite et financée par la collectivité, ce n’est pas le cas des secours privés. Soit les pisteurs secouristes de la station, les compagnies de secours aériens comme le Secours aérien français (SAF) ou Hélicoptères de France (HTF) et les ambulances.

À Puy-Saint-Vincent, le prix d’intervention des secouristes de la SAEM des Écrins* oscille entre 69 euros sur le front de neige et 913 euros en hors-piste pour le plus cher. À défaut de disponibilité du service aérien de la gendarmerie, une convention est passée avec HTF, dont le prix est de 75,90 euros la minute pour le transport en hélicoptère. Enfin, si la prise en charge est terrestre, dès que l’ambulance à disposition de la station est dépêchée pour transférer une personne vers un cabinet médical ou l’hôpital de Briançon, elle facture 435 euros.

Couverture à vérifier

Et il ne faut pas se tromper sur sa couverture. Par exemple, il est bon de savoir que l’assurance responsabilité civile ne couvre que les dommages causés aux autres. Et non ceux subis. Alors, il existe plusieurs possibilités. Le skieur est doté d’une assurance individuelle accident ou d’une garantie accident de la vie auprès de son assureur personnel. Ou alors, nombreux sont les cas d’assurés via leur carte bancaire et leur mutuelle santé.

Mais pas tout le monde. « Depuis plusieurs années, beaucoup de skieurs sont assurés par leur carte bancaire et ne prennent pas l’assurance du domaine skiable. Mais souvent, celles-ci demandent une avance de frais », ajoute Nathalie Violin. Il reste donc toujours cette fameuse assurance vendue avec le forfait de ski. À 3 euros la journée et 40 euros la saison. À Puy-Saint-Vincent, comme dans la majorité des cas, elle prend en charge le forfait de ski, les cours de ski non utilisés, les frais d’assistance et de rapatriement, de recherche en montagne, de secours et de transport médicalisé.

SAEM les Écrins : société d’exploitation du domaine skiable de Puy-Saint-Vincent.

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