+20 % de chiffre d’affaires pour le ski de fond : quels sont les domaines qui ont cartonné cet hiver ?

Cinq mois. Jolie amplitude de saison pour le plateau des Saisies qui dès le 11 novembre avait ouvert sa première boucle, grâce au snowfarming, technique de conservation du manteau neigeux de la saison précédente, pour refermer ses pistes ce vendredi 11 avril.

La station savoyarde, site des épreuves des JO de 1992, conserve son rang de deuxième domaine nordique de France en volume d’activité (700 000 euros). Une autre Savoyarde, Savoie Grand Revard, garde le leadership avec 180 000 journées skieurs (+33 %) et 1,5 M€ de chiffre d’affaires. En revanche du changement à la troisième place, puisqu’Autrans (Isère), stade olympique de 1968, monte sur le podium (630 000 euros), chassant Bessans, le site de Haute-Maurienne, 4e.

La troisième performance historique pour le nordique

Du côté de Nordic France, qui fédère les sites aménagés de ski de fond, raquettes, biathlon ou traîneaux à chien dans les massifs hexagonaux, on salue la troisième performance historique pour la filière qui a connu son apogée lors de la crise Covid, durant la fermeture des remontées mécaniques.

Le montant total de redevance devrait atteindre les 13,1 millions d’euros, soit une hausse de 20 % par rapport à l’hiver dernier. À titre indicatif, la moyenne des cinq hivers avant Covid se situait à 9,7 millions d’euros de recettes et la saison record restera 2020/21 (19,6 M€).

« Après deux hivers difficiles, notamment à basse altitude, la satisfaction domine » souligne Léo Guilbert, directeur de Nordic France précisant que les petits sites, les moins élevés « ont vécu un véritable rêve éveillé à Noël et jusqu’à la mi-janvier ». Quant aux grands domaines qui, l’an dernier, avaient bénéficié du report en lien avec le manque de neige sur les bas versants, ils font encore mieux, signe que l’activité est durablement entrée dans les mœurs depuis le Covid.

En Isère, Corrençon a presque triplé son activité, Chamrousse ou le col de Porte ont vu leur fréquentation bondir de 30 voire 40 %. Hausse à deux chiffres aussi en Haute-Savoie, entre le Grand-Bornand, La Clusaz-Les Confins et les Glières.

Au 30 mars, une vingtaine de domaines étaient encore ouverts. « Mais l’activité reste fragile notamment dans les massifs de moyenne montagne comme le Jura et les Vosges, avec des alternances d’ouvertures et fermetures, pas toujours évidentes à gérer pour le personnel et les équipes ».

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