La Tarentaise, nouveau terrain de jeu idéal pour rouler en Gravel ?

« J’étais venu en vacances à Bourg en 2018, accompagné de mon gravel. À mon grand étonnement, il n’existait pas de parcours donc je les ai tracés moi-même », raconte Pierre Arz, Breton de naissance et Tarin de cœur, deux territoires où le vélo est roi. Cinq ans plus tard, l’amateur s’est lancé dans la grande boucle, celle d’écrire La Tarentaise en gravel.

Le livre partage les terrains de jeux qu’a expérimentés Pierre Arz. Des chemins carrossables, des pistes en alpage ou en forêt, le gravel pourrait être comparé à un couteau suisse, puisqu’il est praticable sur tous les terrains. « J’ai pris une claque avec la route non goudronnée qui relie le Cormet de Roselend et celui d’Arêches. On peut prendre le temps d’apprécier le paysage magnifique de la Vallée », se rappelle le passionné, installé en Savoie depuis 2020.

Un retour à la nature post-covid

Une raison du succès de la discipline pourrait s’expliquer par un besoin d’être en contact avec la nature. «  Depuis le Covid , les gens se sont mis à acheter des vélos. Ceux pour la route sont partis à toute vitesse. Le gravel a l’avantage d’éviter la cohabitation de plus en plus dégradée avec les automobilistes ». Se balader en roue libre et ralentir la cadence pour apprécier les environs, le concept a de quoi plaire.

Sortir des sentiers battus

« Le gravel permet de découvrir de nouveaux paysages en allant plus haut en altitude et plus loin en distance ». Plutôt que de pédaler sur du bitume goudronné, ce vélo hybride permet de sortir des sentiers battus, de découvrir la montagne profonde et parfois, de faire des rencontres surprenantes. « Je crève un pneu et manque de chance, je n’avais pas mon matériel. J’ai dû marcher pour rejoindre un village et sonner aux portes pour demander des outils. Par chance, un Monsieur m’a donné une clé, en me disant juste “tiens”. Le parfait exemple du Savoyard un peu rustre mais solidaire ». Par rapport à un VTT, le gravel possède des pneus plus larges, et offre plus de confort selon le Borain. Dans son livre, Pierre Arz répertorie des parcours de quatre niveaux différents, des débutants qui roulent sur du plat, à des tracés experts qui sont parfois contraints de porter leur cyclo.

Dans le préambule, il a tenu à rappeler les règles de respect du milieu montagnard. Comme éviter les fermes pour ne pas déranger les bêtes et risquer d’être confronté à un patou. Le respect de la flore et du caractère paisible et silencieux de la montagne font aussi partie du guide du bon “graveler”. La nouvelle petite reine détrônera-t-elle le VTT et le vélo de route ?

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