Vendredi 12 décembre au soir, une alerte reçue sur le smartphone indique : « Skiez couverts ». La mairie de Montvalezan, commune sur laquelle se situe la majorité du domaine de La Rosière connecté à La Thuile en Italie, rappelle la nouvelle règle en vigueur sur les pistes italiennes. Elle est simple : le port du casque est obligatoire.
Le lendemain, jour de l’ouverture, aucun casque ne manque à l’appel sur le front de neige côté français. Sauf celui de Jean-Luc. « Je l’ai oublié, il est resté à Saint-Étienne », se défausse le skieur de 73 ans. Tant pis pour lui, « je n’irai pas en Italie aujourd’hui ».

Pas de verbalisation la première fois
En revanche, ces deux skieurs belges ne l’ont pas oublié. Et pour une bonne raison. « On n’a pas envie de payer l’amende », rit Yves. L’écrasante majorité des personnes rencontrées sur le domaine skiable franco-italien de l’Espace San Bernardo portait un casque. Ce n’est pas qu’une impression. « La mesure est bien respectée, autant par les skieurs italiens que ceux français », relève un policier national italien.
Posté à la gare d’arrivée de la télécabine des Suches, point de passage stratégique du domaine de La Thuile, l’agent garde un œil sur l’afflux de skieurs et snowboarders. Notamment ceux provenant de la France. « Tout le monde ne connaît pas encore la règle. C’est normal. Nous ne les verbaliserons pas la première fois mais ils devront rentrer côté français », explique le policier italien. Une phase de pédagogie donc.
« Ça m’a sauvé la vie à plusieurs reprises »
Mais gare à la deuxième fois sans le précieux sésame. Car en Italie, « tout skieur sans casque encourt jusqu’à 150 euros d’amende et le retrait du forfait pour trois jours en cas de récidive », précise l’agent. La sanction a de quoi dissuader. Mais la mesure est comprise, notamment chez les professionnels de la montagne. « C’est important car on a déjà connu des gros crashs ici à La Rosière », souligne Théo, moniteur de ski à Evolution 2.
Même son de cloche chez Ely, monitrice à l’École du ski français (ESF) de La Rosière : « Je mets le casque parce que j’ai déjà eu beaucoup de traumatismes crâniens. » Et la jeune femme de 22 ans de conclure : « Ça m’a sauvé la vie à plusieurs reprises. » Alors skieurs, sortez couverts. Et pas qu’en Italie.

Article issu du Dauphiné Libéré