Après plus de trois heures de simulation d’une tuerie de masse lors des JO d’hiver 2030, les autorités présentes sur place, ont réalisé un premier bilan. 79 personnes ont été prises en charge par les services opérationnels, 11 sont décédées dont les six terroristes, et deux personnes sont décédées alors qu’elles étaient en milieu hospitalier, 18 ont été classées comme victimes relatives, et 14 comme graves.
« C’est la photographie à l’instant T, que l’on a pu donner dans un temps raisonnable », a exprimé Vanina Nicoli , préfète de Savoie. Au global, le bilan s’avère positif, notamment sur la coordination de toutes les forces impliquées.
« On a eu des retours à la hauteur de ce que l’on attendait. Le GIGN , le PGHM et la gendarmerie départementale, qui parfois ne se connaissent pas, ont réussi à coopérer avec fluidité et à mettre leurs compétences au service de l’intérêt commun », a ajouté la préfète, satisfaite de ses équipes, des secouristes, mais aussi des volontaires qui ont enfilé le costume de victimes.

L’adaptation, le maître mot de l’intervention
« À cause des conditions météo, l’hélicoptère qui devait transporter les équipes du GIGN n’a pas pu voler et on s’est adapté avec des dameuses », a souligné Vanina Nicoli. « C’est une bonne chose car, en février 2030, rien ne dit que le temps sera plus clément ». Les forces d’intervention doivent être parées à toute éventualité, en anticipant le plus possible tous les scénarios.
« Dans ce cas, le parquet national antiterroriste a immédiatement été saisi au vu des termes employés pendant l’assaut et le contexte des JO. Mais les petits parquets locaux doivent aussi être prêts sur des cas de personnes déséquilibrées », a expliqué le procureur de la République, Benoît Bachelet.
« Notre responsabilité est de tirer tous les enseignements de cette journée pour pouvoir faire encore mieux et travailler les points à améliorer. Mais, on a démontré notre aptitude et notre enthousiasme à être prêts à 100 % à tous les scénarios pour demain et pour les JO 2030 », a conclu avec optimisme et vigueur la préfète Vanina Nicoli.
Article issu du Dauphiné Libéré