C’est la dernière ligne droite des travaux. Le vendredi 28 novembre, la soirée d’ouverture de La Folie Douce de Val d’Isère doit inaugurer le tout nouveau restaurant de La Petite Cuisine. Un self pensé façon « bistrot de gare ». Et c’est justement dans l’ancienne gare d’arrivée de la télécabine de La Daille que ce nouveau projet de l’entreprise familiale fondée en 1969 verra le jour.
Durant cet automne enneigé, ce n’est pas le boum boum de la musique et le brouhaha des skieurs que l’on entend sur les hauteurs de Val d’Isère. Plutôt le bruit des ponceuses, visseuses et perceuses. Une cinquantaine d’ouvriers s’attelle aux dernières retouches. Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Car pour Maïwenn Cloerec , responsable communication de La Folie Douce, ce n’est pas qu’un restaurant. Il s’agit bien d’un « nouveau visage de La Folie Douce ».

« La gastronomie se donne en spectacle »
Celle qui a travaillé auparavant au Club des Sports avalin assure la visite. À l’entrée, tout a changé. Désormais un grand espace ouvert sur des cuisines accueille les visiteurs. Ici, « la gastronomie se donne en spectacle », s’enthousiasme Maïwenn Cloerec. Plus loin, se dévoile l’immense salle de restauration baignée de lumière par les baies vitrées et son panorama à couper le souffle sur le Mont-Blanc.
Difficile d’imaginer qu’il s’agit en réalité de l’ancienne gare d’arrivée de la télécabine de la Daille, dont le tracé a été modifié en 2018. Depuis, le lieu est devenu une « friche industrielle », selon les mots d’Artur Reversade. Rapidement, l’idée de réhabiliter ces 1 000 mètres carrés vient en tête du directeur général du groupe La Folie Douce. Selon ce dernier, « l’idée était de s’étendre sans artificialiser plus de sol ». Et ainsi créer « un village Folie Douce ».
Dans ce nouveau restaurant, jusqu’à 1 500 couverts peuvent être servis. Le groupe a donc embauché. 70 personnes en plus travailleront dès cet hiver dans l’établissement avalin. Ce qui porte le nombre de salariés à 250 pour 95 métiers différents. À ces chiffres, Artur Reversade aime à rappeler que « La Folie Douce est le premier employeur privé local de Val d’Isère ». Les nouveautés ne s’arrêtent pas là.
Des espaces dédiés aux enfants
Au-dessus d’un bar, une plateforme permettra à des artistes de performer sous les yeux des clients. Le clou du spectacle se situe dans trois succursales de l’ancienne gare. Des espaces dédiés aux enfants seront aménagés avec des propositions d’ateliers. Là-haut, les bambins pourront mixer sur des platines. Derrière le self, l’animation “Choco’Folie” plaira aux petits gourmands. Quand une dernière pièce, plus secrète, servira d’atelier mode.
« Tout ce qu’on fait, c’est pour être le navire amiral des restaurants d’altitude en France et en Europe », justifie Artur Reversade. Plus qu’un simple resto, « nous proposons une expérience totale du matin au soir ». À La Folie Douce, l’ennui n’est pas permis.
Article issu du Dauphiné Libéré


