Il y a près d’un an, fin 2024, l’association Le Remous sauvage a été créée par des habitants de Champagny-en-Vanoise avec comme objectif la préservation et la valorisation des eaux vives de la commune. Plus particulièrement, au cœur de leur démarche, se trouve le torrent du Remous. Avec ses deux principaux affluents, ce cours d’eau s’étend sur 15 kilomètres, depuis ses sources situées vers 2 500 mètres d’altitude, dans des zones humides, jusqu’à sa confluence avec le Doron (1 200 mètres).
Tout au long de son parcours, il traverse une grande diversité de paysages et d’écosystèmes à la biodiversité remarquable. « Pourtant, c’est une rivière un peu oubliée », souligne Hélène Burdet, qui fait partie du bureau de cette association à la direction collégiale.
Ce torrent est l’un des rares cours d’eau de la vallée à conserver un fonctionnement uniquement naturel, sans obstacle artificiel. L’absence d’infrastructure hydroélectrique, un critère essentiel pour obtenir la labellisation de “site rivières sauvages”…
Une note de 85/100
Pendant un an, l’association a travaillé au montage d’un dossier, soutenue par plusieurs partenaires : Vivre en Tarentaise, Mountain Wilderness, Parc national de la Vanoise, l’office de tourisme… Puis il a été présenté lors d’un audit avec l’Association française de normalisation (Afnor) en novembre 2025.
« Une personne s’est rendue à Champagny-en-Vanoise pour vérifier la véracité des informations », souligne Hélène Burdet. Quelques semaines plus tard, la bonne nouvelle est arrivée : le Remous a obtenu le niveau 2 du label “site rivières sauvages” avec une note de 85/100. Elle est devenue la 32e rivière en France à avoir été labellisée depuis la création de cette distinction en 2014, la deuxième en Savoie avec le Nant Bénin (Peisey-Nancroix). Le coût de la labellisation est de 4 600 euros, à charge de l’association.
Dans ce cadre, cette dernière a établi un programme d’actions pour les cinq prochaines années visant à préserver et valoriser le torrent : installation de panneaux informatifs, nettoyage des cours d’eau, surveillance d’espèces floristiques invasives, études physico-chimiques, programme pédagogique “Graines de rivières sauvages” avec les élèves de l’école, organisation de sorties pédagogiques en lien avec l’office de tourisme… Par ailleurs, l’association envisage, dans les années à venir, la labellisation d’un autre cours d’eau : la Gurre de la Chiserette.
Article issu du Dauphiné Libéré