« Nous mettons tout en œuvre pour que les domaines skiables soient les mieux préparés possible pour accueillir en toute sécurité les vacanciers de février », lance Frédéric Bonnevie, président de l’Association des directeurs de services des pistes et de la sécurité des stations de sports d’hiver (ADSP) et directeur général de la Société des téléphériques d’Orelle.
Le premier paramètre de sécurité sur les pistes est conditionné par la météo. Les belles chutes de neige de janvier permettent d’ouvrir de nouvelles pistes et d’élargir celles existantes. Un moyen de lutter contre le sentiment de goulot d’étranglement vécu par certains clients, côtoyant leurs camarades skieurs, à hauteur de bâtons.
Mais le vent et la pluie, ça use, ça use. Les pisteurs secouristes ainsi que les dameurs sont mis à contribution pour maintenir et sécuriser les surfaces, parfois soumises à rude épreuve. Garantir du plaisir aux familles, comme aux plus chevronnés, avec une fréquentation à la hausse, là est l’enjeu des stations pour les vacances de février. « La campagne nationale de prévention a été mise en place la semaine dernière, avec des messages plus modernes, adaptables à tous les domaines, à toutes les pratiques, dans plusieurs langues, et avec un personnage principal, Riski », annonce Frédéric Bonnevie, qui prône l’échange direct avec les touristes.
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« Il faut se mettre à la place du débutant que l’on a tous été »
Une piqûre de rappel d’ampleur qui s’avère nécessaire à une époque où la course à la surenchère fait fureur sur les réseaux sociaux et sur les pistes. « Il faut se mettre à la place du débutant que l’on a tous été », rappelle-t-il.
Les stations de ski ont d’ailleurs récemment adopté le dispositif Ski tranquille. Par exemple, le domaine skiable de Val d’Isère est fléché et balisé en ce sens. « On a créé des itinéraires spécifiques pour que notamment les débutants et les enfants puissent rider sur des pistes vertes à faible allure. On les incite à prendre les remontées mécaniques dans le sens de la descente pour que la fin de journée rime avec sérénité », résume Cédric Bonnevie, directeur de la station. Chez les Avalins, l’accent est aussi placé sur la sensibilisation des jeunes écoliers à travers des rencontres, mais aussi des appels de responsabilisation des pisteurs et moniteurs. Ces ambassadeurs de la sécurité portent tous un pompon jaune fluo, fabriqué à la main par les écoliers, pour une meilleure visibilité.
Frédéric Bonnevie salue par ailleurs l’initiative technologique des Belleville : « Ils ont testé une application pour que les clients voient en temps réel la fréquentation sur chaque piste. » L’éventail de solutions pour combattre le sentiment d’insécurité sur les pistes existe, reste maintenant à ce que les clients s’en saisissent et que les quelques réfractaires se convertissent.
Article issu du Dauphiné Libéré


