Val Thorens : quand les gendarmes accompagnent les fêtards sur les pistes

Sacré défilé. Sur les coups de 18 h, samedi 19 avril, la closing 2025 de la Folie Douce à Val Thorens a bien été fêtée. « Où sont mes chaussures ? », « Tu n’as pas vu mon casque ? », « C’est par où la piste ? », voilà un florilège des interrogations de certains, un peu dévariés. Pour les aider à rentrer, l’équipe de sécurité de l’établissement et une patrouille mobile de gendarmerie ont répondu présent.

Benjamin, Clélie, Chloé et Guillaume, gendarmes de l’unité de Val Thorens, étaient aux premières loges de ce spectacle. Pour ces agents détachés de leurs brigades pour quelques semaines en station, ce décor est devenu habituel. « Ce n’est pas toujours comme ça, on nous appelle souvent pour des cas de personnes un peu trop énervées sur les pistes. Aujourd’hui, ça reste bon enfant », relate Benjamin, dans la dernière descente. Une heure ou un peu plus, c’est le temps nécessaire aux derniers vacanciers, à compter de la fermeture, pour atteindre le centre-bourg depuis l’établissement planté en haut de la piste Plein sud.

« Aider les personnes les plus alcoolisées à rentrer en toute sécurité »

Arriver en bas est une épreuve. La seule arme de la patrouille : la patience. « Un groupe d’amies ont loué des skis car ce n’est pas possible de monter en tant que piéton. Mais elles ne savent pas skier », déplore le gendarme. Quelques secondes après sa déclaration, l’une des concernées n’a pas su éviter une motoneige de pisteur, arrêtée quelques mètres plus bas. Pas de blessure… tant mieux.

L’opération a commencé sur les pistes pour les quatre agents. « L’objectif de cette patrouille, c’est de contrôler les skieurs en fonction de leur niveau et de les orienter vers des pistes adaptées. De faire des contrôles de stupéfiants et d’aider les personnes les plus alcoolisées à rentrer en toute sécurité, présente Benjamin, gendarme basé à Givors dans le Rhône, le reste de l’année. Nous avons un circuit autonome, les patrouilles se font presque tous les jours. On s’oriente beaucoup sur les restaurants d’altitude ».

Jusqu’au dernier jour d’exploitation de la station (prévue le 4 mai), l’unité de gendarmerie va poursuivre ces rondes sur les pistes. En complément d’opérations régulières, comme le contrôle routier avec un chien anti-drogue, réalisé le samedi 19 avril.

Article issu du Dauphiné Libéré

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