Mady « flashé » à 66 km/h : Chronoski, la piste qui permet de mesurer sa vitesse

Un cabanon en bois. Un portique d’entrée. Un feu rouge. Qui passe au vert. C’est le top départ. Un skieur s’élance, tout schuss, sur une piste damée à quelques mètres de la rouge des Grands Mélèzes sur la station d’Arc 1800. Arrivé dans la raquette d’arrivée, il dérape sur une centaine de mètres. Un compteur affiche sa vitesse : 72,8 kilomètres par heure. « C’est dingue ce qu’on peut aller vite », observe sur le côté Stéphane Recordon, le responsable des espaces ludiques chez ADS, société gestionnaire du domaine des Arcs et Peisey-Vallandry.

Voilà tout le but de cette piste nommée Chronoski , dernière nouveauté du domaine des Arcs : aller vite et mesurer son allure. Stéphane Recordon en précise l’intérêt : « L’idée est que nos clients puissent se rendre compte que, par rapport à la vitesse, le temps d’arrêt peut varier énormément selon son niveau et [l’allure] que l’on atteint sur piste. C’est un outil pédagogique pour les sensibiliser à la sécurité sur piste. » En bas de la pente, un grand panneau indique les distances de freinage en fonction de la vitesse.

« Prendre de la vitesse dans un lieu sécurisé »

Par exemple, à une allure de 80 kilomètres par heure, 128 mètres sont nécessaires à l’arrêt du skieur. « On estime qu’il faut multiplier par quatre la distance de freinage à chaque fois que la vitesse est doublée », ajoute le responsable des espaces ludiques. De 8 mètres à 20 km/h, on passe à 32 mètres à 40 km/h. Un petit astérisque en bas de la banderole précise que la distance d’arrêt dépend également de la technique du skieur et du type de neige.

Manifestement, la distance n’est pas non plus la même quand on est un snowboardeur. Comme Mady « flashé » à 66 km/h. « J’emmène souvent mes clients sur la piste pour qu’ils apprécient de prendre de la vitesse dans un lieu sécurisé. Mais aussi pour leur parler des dangers », témoigne le moniteur de snowboard et de ski.

Pendant les congés scolaires de février et mars, un pisteur sera posté en bas de la Chronoski les mardis et dimanches après-midi pour sensibiliser les vacanciers. Stéphane Recordon perçoit dans ce dispositif « le choix de la pédagogie par le ludique plutôt que la sanction ».

Article issu du Dauphiné Libéré

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