Pour une fois, on s’éloigne des reliefs des Alpes, des Pyrénées ou encore du Massif central pour prendre la direction de la Bretagne. Là-bas, on y trouve bien des massifs montagneux, le plus célèbre étant les Monts d’Arrée près de Brest.
Le point culminant de la région est le Roc’h Ruz (nom breton signifiant « roc rouge »). Son sommet se situe à… 385 mètres d’altitude. On est loin, très loin des pistes de ski à plus de 2000 mètres d’altitude dans les Alpes ou du sommet du mont Blanc (4806 m).
Des sommets à 8000 mètres d’altitude
Mais alors pourquoi parler de la Bretagne ? Parce qu’autrefois la région a été très montagneuse, explique le magazine Géo sur son site web. Pour mieux comprendre, il faut faire un grand voyage dans le temps avec une bonne dose d’imagination.
Il y a 300 millions d’années, l’altitude moyenne du massif armoricain était de 5000 mètres (plus haut que le mont Blanc) avec des sommets à plus de 8000 mètres d’altitude. La Bretagne, c’était l’Himalaya.
On est à l’époque de la Pangée, le supercontinent qui regroupait toutes les terres émergées. Et avant que ne débute le mouvement des plaques tectoniques, la Bretagne se trouvait beaucoup plus au sud, au niveau de l’Équateur. Malgré l’altitude élevée, le climat y était tropical avec des forêts luxuriantes.
Le temps et l’érosion ont ensuite fait leur effet. Mais la prochaine fois que vous allez vous balader dans le massif armoricain, essayez d’imaginer la Bretagne comme une très grande chaîne de montagnes.


