Vous êtes au Grand-Bornand, l’hiver bat son plein. La télécabine du Rosay vient de vous déposer à 1 439 mètres d’altitude. Dehors, le vent souffle, les flocons tapent contre les vitres de la gare d’arrivée, et vous remarquez un panneau indiquant un endroit où se réfugier.
Une porte s’ouvre sur un petit espace chauffé. Quelques tables, des bancs, des skieurs qui déballent leur pique-nique, un point d’eau dans un coin. Vous venez de pénétrer dans la salle hors-sac.
Ici, on s’installe pour souffler, se réchauffer, déjeuner en famille ou entre amis. Pas besoin de commander un plat en restaurant d’altitude : on sort son sandwich et son thermos, on reprend des forces, puis on repart dévaler les pistes.
Une salle hors-sac… où l’on sort son sac
Le nom intrigue, et pour cause : dans une salle hors-sac, on y entre avec son sac… pour mieux le vider ! L’expression vient du fait que ces espaces sont conçus pour permettre aux skieurs de sortir leurs affaires de leur sac, généralement leur pique-nique.
Le concept est apparu dans les stations de ski dans les années 1970, quand les repas en altitude ont commencé à peser sur le budget des familles. Depuis, la plupart des grands domaines skiables en proposent.
Comment les trouver dans les stations ?
Dans la plupart des stations françaises, les salles hors-sac sont situées au sommet des télécabines ou des téléphériques. C’est le cas au Grand-Bornand, avec celle du Rosay ou encore celle de la Joyère, accessibles uniquement en saison d’hiver, en fonction de l’ouverture des remontées.
D’autres stations comme La Plagne, Les Houches, Morillon ou Les Arcs proposent également ces espaces. Pour les localiser, le plus simple reste de consulter le plan des pistes, le site de la station ou de demander directement à l’office de tourisme.

Un confort inégal selon les stations
Les forums de skieurs en témoignent : toutes les salles hors-sac ne se valent pas. Certaines sont pensées pour accueillir les familles et offrir une vraie pause agréable au chaud. D’autres, au contraire, semblent avoir été aménagées à la hâte, parfois dans un coin sombre, avec peu de places assises, des tables trop hautes ou un simple couloir où l’on mange debout.
Car, soyons honnêtes, les stations n’ont pas toutes le même intérêt à investir dans ces espaces gratuits. Beaucoup préfèrent encourager les skieurs à déjeuner dans les restaurants d’altitude. Résultat, dans certaines stations, trouver une place dans une salle hors-sac relève parfois de l’exploit… surtout quand la météo se dégrade et que tout le monde cherche à s’abriter en même temps.