Au départ de l’ascenseur valléen rénovée en 2021, vacanciers et locaux se mêlaient le 21 décembre dernier autour des différents stands. Ici, on déguste un morceau de fondue savoyarde. Là on lutte contre le vent en buvant du vin chaud, le tout au rythme des percussions des différentes troupes d’artistes. Beaucoup avaient revêtu leurs plus belles tenues flashy, à la première mode dans les années 90. Certains arboraient même la mythique tenue argentée des Jeux d’Albertville de 1992.
Un tel déluge de style, il n’en fallait pas moins pour célébrer les 30 ans de cette station atypique. Au hameau de Francoz, à 900 mètres d’altitude, l’hiver est encore loin mais, en moins de quinze minutes de télécabine, les skieurs arrivent à Plan Bouchet, à 2 300 mètres d’altitude, dans le domaine des Trois Vallées.
Pourtant, Orelle connaissait déjà le ski avant l’ascenseur valléen. Début des années 90, le domaine de Val Thorens déborde en Maurienne et les skieurs de Tarentaise skiaient dans la vallée voisine. « J’étais contre au départ », se souvient le maire du village de 330 habitants, Aimé Perret, déjà à la table du conseil municipal il y a 30 ans. « Je pensais que si on n’avait pas l’accès depuis la vallée, ça ne servait à rien. »
Une porte d’entrée bien pratique vers les pistes des 3 Vallées
Son vœu fut exaucé qu’en janvier 1996 avec l’inauguration de la télécabine “3 vallées express”. « C’est la rencontre entre deux mondes, d’un côté on avait Val Thorens, et son immense domaine skiable et de l’autre Orelle, petit village à l’histoire industrielle avec une usine chimique et un barrage hydroélectrique », résume Vanessa Perret, directrice de l’office de tourisme. Si le barrage existe toujours, l’usine, elle a disparu, peu avant la création de la station. « Sans la télécabine, on n’aurait plus rien aujourd’hui », avoue le maire, fier des choix de l’époque. Orelle se trouve alors un slogan : la « petite bombe qui monte ».
La création de la télécabine créa ainsi une porte d’entrée bien pratique. En une heure d’autoroute depuis Chambéry (la sortie la plus proche est a seulement 6 kilomètres), les skieurs accèdent au domaine des Trois Vallées, sans avoir a passer par la Tarentaise et la longue route de montagne menant à Val Thorens. Une porte longtemps tenue secrète mais aujourd’hui bien connue.
Trop connue peut être. Ces dernières années, surtout après la rénovation de l’appareil permettant une montée à plus de 25 km/h – un record -, les voitures des skieurs excursionnistes ont commencé à envahir le village, posant des problèmes de circulation.
Il a donc fallu construire un nouveau parking à étages, faisant passer la capacité de stationnement de 350 à 1 000 places. L’année dernière, le premier hôtel d’Orelle voyait le jour, ajoutant encore à l’ambiance station de sports d’hiver pour cette commune de fond de vallée.
Article issu du Dauphiné Libéré


