Jusqu’à 1 200 véhicules par jours : les stations de ski face au défi du parking payant ou gratuit

Grandes, moyennes ou petites, les stations ont toute la même problématique. Avec une fréquentation en hausse depuis le Covid, elles font face à des soucis de stationnement et une fréquentation anarchique de leurs parkings.

Pour limiter le chaos, certaines stations ont instauré des parkings payants et favorisent le covoiturage ou les navettes. D’autres privilégient les parkings relais pour décongestionner les zones centrales. Malgré ces efforts, gérer l’affluence reste un vrai défi pour toutes les stations.

En Tarentaise, le parking payant s’impose

En Tarentaise, l’hiver, la norme s’est imposée avec des parkings payants, à de rares exceptions de parkings aériens gratuits (comme aux Brévières ou aux Boisses à Tignes, par exemple). Pour limiter le trafic routier, inciter au covoiturage ou au transport urbain souvent gratuit (par câble parfois) et lutter contre le stationnement longue durée. Mais aussi amortir les investissements en parkings.

« Nos clients ont l’habitude du stationnement payant en ville, ce sont plus les locaux que ça fait tiquer », reconnaît un directeur d’office de tourisme. Les gestes commerciaux (première heure gratuite en zone bleue à Tignes, entre 30 et 90 minutes offertes à Courchevel) n’y changent rien, certains ont l’impression de s’acquitter d’un second forfait pour aller skier.

En Maurienne, le parking fait débat

En Maurienne, au contraire, débourser pour garer sa voiture et aller skier reste l’exception (comme au parking souterrain à Valloire). Alors, la construction du parking en silo de 743 places avec passage du stationnement en payant à la télécabine d’Orelle (NDLR : tarif unique de 8,70 euros) a fait réagir.

Les 297 places tracées étaient sous-dimensionnées pour accueillir jusqu’à 1 200 véhicules les jours de pointe. « Pour la Société des téléphériques d’Orelle (Stor, qui a construit et exploite l’infrastructure), l’investissement est de près de 12 millions d’euros toutes taxes comprises. Il était impensable d’accepter que ce soit gratuit. Il y avait un vrai souci fonctionnel et sécuritaire », explique Pierre Josserand, président de la Stor. En service de fin novembre à début mai, le parking devrait être déficitaire de 10 millions d’euros en 2043.

Dans les Bauges, le parking saturé

Les stations des Bauges et leurs parkings gratuits sont aussi confrontés au problème, avec une explosion de fréquentation post-Covid et le boom des activités de pleine nature (ski de randonnée, balade, trail…). Les usagers des remontées mécaniques et des pistes de nordique doivent faire avec des parkings saturés.

« En période d’affluence, les gens se garent n’importe où, n’importe comment. C’est même plus un problème de civisme », reconnaît Sandra Ferrari, maire des Déserts et présidente du syndicat mixte des stations des Bauges. « À terme, la fréquentation exponentielle va nous contraindre à régler ça. Le stationnement payant est une des pistes de réflexion pour arriver à gérer les flux. »

En attendant, cet hiver, les agglomérations de Grand Chambéry et Grand Lac ont cadencé les bus en conséquence pour inciter aux transports en commun et délaisser la voiture individuelle.

Article issu du Dauphiné Libéré

Découvrez nos lectures liées
Restez informé, suivez le meilleur de la montagne sur vos réseaux sociaux
Réserver vos séjours :
hébergements, cours de ski, forfaits, matériel...

Dernières actus