Pisteurs, moniteurs, guides : quelle formation pour les professionnels ?

Ils font partie des métiers qui font fantasmer ceux qui rêvent de passer plus de temps au sommet. Pisteurs-secouristes, moniteurs de ski, guide de haute-montagne, accompagnateurs en montagne : autant de métiers qui requièrent des aptitudes certaines pour assurer la sécurité des pratiquants. Mais comment ces amoureux de la montagne en sont-ils devenus des professionnels ?

L’ENSM, un organisme incontournable

Outre leur attrait pour les sommets, le point commun entre les guides, les moniteurs de ski, les accompagnateurs en montagne et certains pisteurs est qu’ils ont fréquenté l’Ecole nationale des sports de montagne (ENSM), basée à Chamonix et à Prémanon. Un appui technique et opérationnel du ministère des Sports, grâce auquel ils reçoivent une formation théorique et pratique, toujours couplée avec des expériences sur le terrain, dans un centre de formation agréé (une école de ski par exemple) pour mettre en pratique les connaissances emmagasinées.

 

Pisteur-secouriste : un métier, plusieurs diplômes

Pour devenir pisteur-secouriste, la première condition est évidemment de savoir bien skier puisqu’il faudra pouvoir acheminer matériel et blessés éventuels dans toutes les conditions. Après avoir passé un test de sélection en hors-piste, six semaines de formation seront nécessaires pour apprendre les différentes techniques de secourisme et de prise en charge des victimes, mais aussi comprendre la météo et la nivologie et obtenir le Brevet d’Etat de pisteur 1er degré.

Certains pisteurs choisissent de se former encore plus, en passant le 2e degré (trois semaines de plus) ou encore le 3e degré, voire même la spécialisation d’artificier spécialiste en déclenchement d’avalanches, pour sécuriser le domaine.

Le métier de pisteur nécessite une connaissance de la montagne et des techniques de secours. Photo Adobe Stock
Le métier de pisteur nécessite une connaissance de la montagne et des techniques de secours. Photo Adobe Stock

Moniteur de ski : une formation sur plusieurs saisons

Pour avoir le privilège d’enfiler la combinaison de moniteur de ski, il faut aussi passer par une formation au long cours. Egalement dispensée par l’ENSM, elle est la même pour tous, quelle que soit leur école de ski de rattachement. Elle débute par un test de performance en slalom, qui conditionne l’entrée en formation. Puis, une quinzaine de semaines se succèdent, sur plusieurs hivers, entrecoupées de stages en école de ski, pour élever le niveau technique des futurs moniteurs, leur enseigner les bonnes pratiques et leur permettre de garantir la sécurité et la progression de leurs élèves sur piste, dans les jardins d’enfants ou même en hors-piste.

Et ce en ski comme en snowboard puisque ce dernier est considéré comme une activité dérivée du ski. Chaque moniteur de ski (à l’exception des plus anciens, qui ont passé leur diplôme avant l’arrivée des « surfs des neiges ») est donc également un moniteur de snowboard.

Pour devenir moniteur, il faut passer des stages autour de la technique, de la sécurité et de la pédagogie. Photo Adobe Stock
Pour devenir moniteur, il faut passer des stages autour de la technique, de la sécurité et de la pédagogie. Photo Adobe Stock

Guide de haute-montagne : ski, alpinisme et escalade au programme

Le métier de guide est sans conteste celui qui demande le plus gros engagement pour ceux qui rêvent de conquérir les sommets. En effet, pour prétendre entrer en formation, il faut déjà présenter une longue liste de « courses », à savoir des sorties en montagne, nécessitant une pratique régulière et exigeante. Des épreuves de ski, d’alpinisme, d’escalade ou encore de cascade de glace leur sont alors proposées avant de débuter, pour les meilleurs, une formation de 13 semaines réparties sur au moins quatre ans. A la sortie, les « guidosses » sont habilités à emmener leurs clients en haute montagne, à pied ou à ski. Une sacrée responsabilité !

Les accompagnateurs se forment dans le Jura

Les amoureux de la randonnée, qui ne souhaitent toutefois pas se lancer dans la formation de guide, peuvent également devenir accompagnateurs en montagne, afin d’encadrer des groupes sans toutefois utiliser de techniques d’alpinisme. Un examen probatoire permet d’entrer dans la formation, avec une liste de randonnées à parcourir et une épreuve d’orientation. Ensuite, ce sont 9 semaines de formation, en plus de stages en situation, qui seront nécessaires pour apprendre le métier. On y traite de la faune, de la flore, des principes de sécurité, du milieu montagnard, pour que le candidat puisse devenir un véritable médiateur entre les randonneurs et le milieu dans lequel ils évoluent.

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