« 150 000 euros d’amende » : peut-on faire du feu en montagne ?

Vous avez suivi nos conseils pour bivouaquer face au Mont-Blanc, dans l’une des rares zones où planter la tente reste autorisé.

La nuit tombe, le vent se calme, le silence s’installe. L’envie est tentante : allumer un feu, pour se réchauffer ou faire fondre un peu de neige. Mais le pouvez-vous, déjà d’un point de vue physique, et d’un point de vue légal ?

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Un obstacle physique 

En altitude, la pression baisse et l’air contient moins d’oxygène. La combustion devient instable. À 2 500 m, allumer un feu demande déjà plus de temps et d’énergie ; à 4 806 m (sommet du Mont-Blanc), l’eau bout, donc s’évapore à 84 °C seulement, ce qui complique la cuisson et la fonte de neige.

Le vent, fréquent en montagne, peut étouffer la flamme ou au contraire disperser les braises, augmentant le risque d’incendie. Enfin, le bois devient rare au-dessus de la limite forestière et ce qu’on trouve est souvent humide ou gelé.

Les guides de haute montagne le rappellent : à partir d’une certaine altitude, même avec un bon allume-feu, obtenir un foyer stable relève du défi.

Une réglementation très stricte

Au-delà des contraintes techniques, le Code forestier interdit tout feu sur les terrains boisés et « dans un rayon de 200 mètres » autour. Dans les parcs nationaux (Écrins, Vanoise et Pyrénées) les feux au sol sont strictement prohibés, et seuls les petits réchauds sont tolérés.

Autour du Mont-Blanc, les zones de bivouac autorisées comme Passy ou les Aiguilles-Rouges appliquent la même règle : aucun feu, même sous contrôle.

La réglementation peut même être renforcée : sur la voie normale du Mont-Blanc, protégée par un arrêté spécial, le bivouac, et donc par extension les feux, sont interdits avec des amendes allant jusqu’à 150 000 € (et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans) prévues pour les contrevenants.

Il faut nuancer ce montant exorbitant  : ce ne serait possible qu’en cas « d’atteinte à la conservation des lieux » du Mont-Blanc. Sinon, on reste sur un délit pour non-respect d’un arrêté préfectoral, passible d’une amende de quatrième classe, soit « seulement » 135 euros.

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Le bon choix pour bivouaquer sereinement : le réchaud

En montagne, allumer un feu est presque toujours une mauvaise idée : trop difficile à entretenir, trop risqué pour l’environnement et, dans la plupart des cas, tout simplement illégal.

La solution la plus fiable reste le réchaud portatif. Avant de partir, vérifiez toujours les règles locales : elles varient d’un massif à l’autre, mais une constante demeure… le feu, lui, ne passe presque jamais.

Réchaud : notre suggestion

Réchaud à gaz compact mais puissant, le Primus Mimer Duo Stove propose 2 800 W (≈ 10 000 BTU/h), porté à ébullition en 3 min 30 s pour 1 L d’eau. Son support en croix à 4 branches sert de pare‑vent et assure la stabilité des grandes casseroles.

Polyvalent grâce à sa valve Duo, il est compatible avec les cartouches filetées ou non (Primus, Coleman, Optimus…). Solide et durable, il se glisse aisément dans le sac et se révèle parfait pour les repas en duo ou à trois en pleine nature.

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