Sport d’hiver et asthme : quelles précautions faut-il prendre ?

Comme le rappelle La Fondation du souffle, « la pratique du sport permet de développer la capacité pulmonaire des asthmatiques et de renforcer les muscles respiratoires.

Elle contribue au bon contrôle de l’asthme et augmente progressivement la tolérance à l’effort ». A condition bien sûr que la maladie soit contrôlée. Et cela commence par un traitement scrupuleusement suivi.

Un air froid et sec qui irrite

La pratique sportive peut ainsi nécessiter quelques précautions selon les conditions climatiques. En effet, un pic de pollution, l’humidité ou encore un air froid et sec peuvent provoquer une crise d’asthme. Les spécialistes parlent d’asthme induit par l’exercice (AIE). Il se caractérise par la chute des débits expiratoires survenant à l’effort.

Et pour cause, le froid tend à assécher les voies respiratoires voire à irriter les poumons. Les bronches risquent alors de se contracter de façon involontaire et brusque : c’est le bronchospasme qui fait que l’air peine à la fois à entrer et à sortir des poumons.

Comment s’en accommoder ?

Pour une pratique sportive par grand froid, il est recommandé de :

  • porter un foulard devant le nez et la bouche. L’objectif ? Créer une sorte de barrière « qui agit comme un deuxième nez qui réchauffe et humidifie l’air avant qu’il ne rentre dans votre corps », explique David Gourde, infirmier au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de Montréal (Canada) ;
  • opter pour un masque facial, sur les pistes de ski ;
  • vous hydrater de façon régulière, avant et pendant l’effort.

 

Un dernier point : en cas de gêne respiratoire, arrêtez-vous. Et à la moindre question, demandez conseil à votre médecin.

Photo Adobe Stock
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