Thomas Chabert a toujours baigné dans le milieu du ski. Passionné par la discipline, il a passé la formation de moniteur de ski avant de diriger l’école de ski Évolution 2 à Val Thorens. En 2020, alors directeur financier des remontées mécaniques à Méribel Alpina, sillonnant quotidiennement les routes de Tarentaise, il a l’idée de développer un jeu de société sur l’univers de la montagne.
Après neuf versions tests, naît Skiiks. « Le ski, c’est un monde assez saisissant, où l’on se projette facilement en vacances. Généralement, après une journée de ski, on n’a pas grand-chose à faire. C’est aussi le moment où l’on peut jouer en famille ou entre amis », explicite l’entrepreneur aujourd’hui consultant en finance pour la Compagnie des Alpes.
« Marquer le plus de flocons de victoires »
Ski, restaurants d’altitude, fondue, et références à Jean-Claude Dusse dans Les bronzés font du ski … De deux à six joueurs, le jeu rassemble tous les codes de la montagne, sans exception. « En partant d’une carte représentative du front de neige, on va construire les différentes activités de la journée : réserver un hébergement, prendre les remontées mécaniques, dévaler les pistes de ski, s’arrêter au restaurant d’altitude, et profiter de l’après-ski. L’objectif pour gagner est de marquer le plus de flocons de victoires en fonction des activités déterminées aléatoirement par un dé en amont de la partie. »
Sur les cartes intitulées “Remontée mécanique” et “Piste de ski”, Thomas Chabert met à l’honneur les stations des Alpes françaises. On y retrouve la télécabine de l’Olympe à Méribel, le téléphérique de l’aiguille du Midi à Chamonix ou encore la Sarenne, piste noire la plus longue d’Europe. « L’idée est que les joueurs s’amusent à reconnaître des détails qui font les stations qu’ils connaissent », précise le fondateur.

Un jeu inclusif
Depuis novembre 2025, 10 000 exemplaires ont été mis en vente. Fabrication 100 % française et éco-responsable, Skiiks se veut inclusif. « L’assemblage du jeu a été confié à un ESAT [Établissement et service d’accompagnement par le travail, N.D.L.R.]. Grâce à des pictogrammes reliés à chaque activité, les cartes sont adaptées aux personnes daltoniennes. »
À terme, Thomas Chabert a pour projet de décliner son jeu en plusieurs versions, spécifiquement sur des stations françaises. « L’idée serait de retrouver les pistes, les remontées mécaniques mais aussi les hôtels et restaurants phares. »
Le jeu de société Skiiks est vendu au prix de 24,95€ dans certains supermarchés Sherpa, magasins de ski comme Intersport ou Skiset et sur internet.
Article issu du Dauphiné Libéré