Lors des épisodes récurrents de crues qui ont affecté les torrents de la vallée, les pistes de ski nordique de La Vallouise ont été mises à mal. Jean-Paul Roux, président de l’association Nordic en Vallouise (NEV), et Pierre-Luc Montigny, président- adjoint, font le point sur la situation.
« Nous sommes relativement sereins à l’heure actuelle, indiquent Jean-Paul Roux et Pierre-Luc Montigny. Fin septembre, nous l’étions beaucoup moins. Avec les épisodes de crues survenus depuis fin juin, et surtout la lave torrentielle énorme descendue de Rascrouzet et qui a ravagé l’Onde des 26 et 27 septembre, nous étions très inquiets. »
« Skier dans les parties asséchées du torrent »
Les deux dirigeants ont été élus à la tête de Nordic en Vallouise (NEV) en juin. Ils ont alors longuement parcouru le terrain avec l’ancien président Gérard Celse. La rive droite de l’Onde était déjà très endommagée et quasiment impraticable. « À ce moment-là, explique Jean-Paul Roux, l’idée a été lancée de skier dans les parties asséchées du torrent plutôt que d’essayer de maintenir à tout prix des rives. »
La situation a encore évolué depuis et les dirigeants exposent leur attitude actuelle : « Nous ne cherchons plus à lutter contre la nature, elle est la plus forte, ça ne sert à rien d’essayer de la dompter. Il faudrait pour cela des moyens techniques et financiers énormes, que nous n’avons pas et qui ne vont pas dans le sens de l’histoire. »

Des pistes éphémères ?
Et de poursuivre : « Nous avons été fortement touchés. Nous sommes obligés d’être créatifs et de nous adapter. La nature nous offre même des opportunités. Ainsi, un lit secondaire s’est finalement créé dans l’Onde et c’est un endroit parfait pour une piste. Nous allons utiliser ce site qui n’existait pas, sans toucher au lit de la rivière, dans le respect de la biodiversité et de la police de l’eau, en concertation avec la municipalité qui finance le passage de la pelle. Les travaux ont été conjugués avec ceux que la mairie devait mener pour garantir l’accès aux réservoirs et aux conduites d’eau potable. »
Le nouveau président ose même le terme de pistes éphémères. « Skier au bord de l’eau dans une ambiance hivernale, dit-il, ça va être super. Mais ce ne sera peut-être plus possible l’an prochain. Nous sommes conscients que tout peu à nouveau changer. »
« Notre travail, dit le président adjoint, est de continuer dans l’esprit de l’ancienne équipe, d’assurer l’avenir du site nordique et de le développer. Dans le cadre d’une réflexion sur le long terme, nous venons de lancer une enquête de satisfaction et de recommandation pour l’avenir. »
Article issu du Dauphiné Libéré