« C’est à l’Alpe d’Huez que j’ai rencontré ma femme » : la station de cœur de Jamel Debbouze

Ce 21 janvier, au festival du film de comédie, toute l’équipe du film Marsupilami, le réalisateur Philippe Lacheau et sa bande, défile sur le tapis rouge. L’uniforme est de rigueur : blouson noir et jaune à l’effigie du célèbre animal créé par Franquin. Parmi la prestigieuse distribution, Jamel Debbouze rehausse encore le niveau, douze ans après la version d’Alain Chabat, reprenant le rôle de Pablito Camaron, guide de la jungle, dans ce reboot inspiré de la bande dessinée Spirou et Fantasio.

Sorti le 4 février, le blockbuster a déjà dépassé les 3 millions d’entrées. Mais au soir de l’avant-première, à 1800 m d’altitude, il y a quelques semaines, une personnalité n’arborait pas la panoplie du film. Ce qui ne l’empêchait pas de poser devant les photographes, tout aussi sollicitée que les vedettes du film. Ainsi Mélissa Theuriau se prêtait de bonne grâce au regard des objectifs, main dans la main avec le comédien et humoriste, originaire de Trappes (Yvelines), échangeant avec lui baiser et gestes tendres.

« Je viens pour le festival mais aussi pour skier en famille »

Dans la station phare de l’Oisans, bien plus que l’ex-PDG tout puissant de Vivendi Jean-Marie Messier, Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, ou Nadine Morano (mais oui), les fidèles les plus célèbres ce sont eux. Presque des ambassadeurs. « J’ai l’impression que je suis toujours venu ici. Ça fait 29 ans que je participe au festival, depuis sa première édition », confie Jamel Debbouze, membre du jury en 2003 et surtout primé pour La Vache en 2016.

Mais entre lui et la station, il y a bien plus. « C’est à l’Alpe d’Huez que j’ai appris à skier et c’est ici que j’ai rencontré ma femme. C’est là que j’ai vécu des sensations extraordinaires. J’ai un attachement profond à ce lieu. Je viens pour le festival mais aussi pour skier en famille. » Il a bien tenté de faire une infidélité au domaine des Grandes Rousses. « J’ai essayé d’aller skier ailleurs, mais j’ai beaucoup de mal. J’ai trop d’affection pour l’Alpe ».

Le comédien apprécie particulièrement les secteurs propices à l’évasion, en marge du domaine. Comme l’Herpie, dans la combe de Sarenne, du nom des anciennes mines d’anthracite, terrain prisé des cristalliers. Ou encore Poutran, versant Oz-Vaujany, et Villard-Reculas, le village typique de l’Oisans, avec ses pistes en forêt. Deux décennies qu’il tient sur les planches et il a progressé.

L’intéressé s’attribue un niveau « B + », dans un sourire ironique. Pour être fixé, le mieux est de demander à son “guide”, pas forcément très objective. « Il est devenu très bon à l’Alpe d’Huez », nous déclarait Mélissa Theuriau , l’été dernier, figurant parmi les 80 personnalités de la région consacrées par notre quotidien.

Des tête-à-tête romantiques en 2007

La journaliste et productrice était déjà là, aussi, il y a 29 ans, lors de la première édition du festival. Et c’est en marge de la 11e édition, en janvier 2007, que les deux ont été frappés par un coup de foudre réciproque. Des témoins se souviennent de leurs tête-à-tête romantiques au “Sporting”, la brasserie du centre.

Car l’Alpe, c’est d’abord le fief de Mélissa Theuriau dont la tante avait un appartement dans la station. La montagne a toujours fait partie de son univers. Elle a grandi à Saint-Égrève, à l’ombre du Néron. « Un joli sommet mais qui peut être étouffant quand on est adolescent ».

Et puis la famille a déménagé à Bernin, sur le coteau de la vallée du Grésivaudan, adossé à la Chartreuse, ouvrant le panorama sur la chaîne de Belledonne et Chamrousse où, étudiante, elle a confié avoir passé certains hivers plus de temps avec son snowboard que sur les bancs de la fac de droit. C’était l’époque où l’ancienne élève du lycée privé Pierre-Termier caressait le projet de devenir juge pour enfants. Elle bifurquera vers le journalisme et l’Institut de communication et des médias d’Échirolles, pour le plus grand bonheur de la profession.

« C’est mon fief, ma station de cœur »

Si aujourd’hui le couple réside à Paris, il passe une grande partie de son temps dans une autre terre de montagne, les Alpilles (Bouches-du-Rhône), chaîne plus modeste certes, mais où la vue et le rapport à la terre, éléments essentiels pour elle, sont réunis. Un an après leur rencontre, en 2008, ils se mariaient et faisaient l’acquisition d’un domaine agricole cerné par les oliviers, près de Saint-Rémy-de-Provence où, hasard, Omar Sy, ami d’enfance du comédien, a également un pied à terre. « Formidable », comme dirait un autre adepte du coin, Michel Drucker, basé à Eygalières, non loin de là.

Mais avec Léon et Lila, leurs deux enfants, le séjour à l’Alpe d’Huez est de rigueur chaque hiver. « C’est mon fief, ma station de cœur », clame la journaliste qui, depuis ses 10 ans, glisse sur les flancs enneigés où son fils et sa fille ont appris à skier, à un âge où leur maman avait fait ses premiers chasse-neige du côté de Corrençon-en-Vercors. L’aîné, Léon, a aujourd’hui 17 ans. Et sa passion c’est le football. Le foot amateur, entre espoir et désillusion, c’est justement le thème du documentaire produit par la journaliste iséroise, « Tu seras pro mon fils », diffusé en ce moment sur Canal +. En ce mois de février, la carrière du couple, actuellement en vacances au Maroc, glisse toujours sur des versants ensoleillés.

Article issu du Dauphiné Libéré

PARTAGER
Découvrez nos lectures liées
Restez informé, suivez le meilleur de la montagne sur vos réseaux sociaux
Réserver vos séjours :
hébergements, cours de ski, forfaits, matériel...

Dernières actus