“Je suis intimidé par la pente” : Xavier de Moulins cash sur son rapport au ski

Les chevaux des écuries du château de Neydens à Saint-Cergues (Haute-Savoie) ne sont pas loin. Xavier de Moulins est dans son élément. Âgé de 54 ans, ce journaliste, homme de télévision et écrivain, monte à cheval depuis 45 ans. Ce cavalier évolue même dans le milieu des courses où il fait travailler ces pur-sang avant qu’ils ne brillent sur les hippodromes. Des cavaliers du matin. Car avant même que l’hippodrome ne s’éveille, ils sont là pour préparer les chevaux, assurer leur bien-être, à participer à leur progression. « J’y vais très régulièrement. Je suis vraiment dans le milieu des courses et des écuries », confie-t-il.

Ce week-end-là, lors de notre rencontre, il assiste à des séances d’éthologie à Saint-Cergues, soit l’étude du comportement d’un être vivant dans son milieu naturel. Ces séances permettent d’améliorer cette relation avec le cheval. On lui parle donc d’équitation, de son rapport à l’animal mais aussi de son rôle d’ambassadeur au sein de l’association Hope, qui propose de l’équithérapie pour les femmes malades d’un cancer qui souhaitent se reconstruire et retrouver confiance en elles.

Xavier de Moulins. Photo Grégory Yetchmeniza
Xavier de Moulins. Photo Grégory Yetchmeniza

« Je tombe et je me casse le tibia et le péroné »

Et puis on ose lui poser la question : et le ski dans tout ça ? Un furieux sur les planches depuis toujours ? Pas tout à fait. « J’avais six ans quand j’ai fait mes premières glisses dans la station des Carroz d’Arâches en Haute-Savoie », explique-t-il. « On logeait dans un chalet où on allait régulièrement en famille. J’ai beaucoup de souvenirs liés à l’enfance et d’images de cette station des Carroz. J’ai encore le souvenir de cette odeur de bois dans le chalet, de cette ambiance de montagne si particulière. »

Il se rappelle parfaitement de sa première sortie, comme si c’était hier et quelle sortie ! « Je suis ma sœur sur une piste. Je ne suis pas très doué mais j’y vais. Forcément, je tombe et je me casse le tibia et le péroné. Ma sœur (il est le dernier d’une fratrie de sept enfants) me rejoint et me descend tant bien que mal sur son dos pour que je sois pris en charge par les secours. » Premier traumatisme.

Xavier de Moulins ne fera plus de ski jusqu’à l’âge de neuf ans, jusqu’à une classe de neige avec d’autres camarades. « On est sur les pistes dans la station de Saint-Gervais. Il y a une tempête de neige, on n’y voit rien, on ne sait plus où on est et on perd notre enseignante. Une autre de mes sœurs me retrouve et on rejoint la station ensemble, comme on peut. On apprendra après, que notre prof était tout simplement… En pause. » Deuxième épisode au ski et second traumatisme.

« J’avais une copine qui skiait à La Plagne »

Il décide alors de ne plus remonter sur les skis car entre-temps, dès l’âge de 10 ans, il s’est mis à l’équitation. Une véritable passion. Chassez le naturel, il revient au galop, pourrait-on dire…

On le retrouve quelques années plus tard, à 20 ans. « J’avais une copine qui skiait à La Plagne en Savoie avec un bon niveau de ski. Beau temps, belle neige et moi, en train d’essayer de la suivre… Pas évident quand on a un petit niveau. On ne peut pas fanfaronner et faire le malin. On peut dire que cette expérience est aussi un mini-traumatisme », sourit-il.

Parenthèse terminée. Il ne fera plus de ski jusqu’à l’arrivée de ses enfants. « Avec eux, j’ai redécouvert la joie de skier dans de meilleures et de nouvelles conditions mais je me suis rapidement orienté vers la pratique des raquettes. » Plus prudent en quelque sorte.

« Admiratif des skieurs qui dévalent des pistes à des vitesses folles »

Donc s’il faut résumer son expérience et son rapport au ski, le lien est un peu traumatisant. « J’ai forcément un rapport au ski modeste mais je sais en faire. Je suis surtout intimidé par la pente l’hiver. Du coup, j’aime la montagne l’été, c’est plus tranquille. »

Les Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina ? « Je suis admiratif des skieurs qui dévalent des pistes à des vitesses folles », commente-t-il. Pourtant, Xavier de Moulins vient de goûter à une nouvelle discipline : le trot attelé.

« Je me suis mis au trot attelé il y a peu. Avant le Prix d’Amérique (course hippique de trot attelé à l’hippodrome de Paris-Vincennes), j’ai eu la joie et l’honneur d’avoir de driver avec le jockey septuple Sulky d’or Eric Raffin en effectuant les 2700 mètres de ce parcours du mythique Prix d’Amérique. Une véritable découverte à une belle allure. »

Lui qui admire les skieurs qui vont à des vitesses folles et reste intimidé par la pente, s’est donc lancé dans le trot attelé. « On est lancé à plus de 50 km/h à quelques centimètres du sol. » Niveau adrénaline, c’est pas mal aussi.

Article issu du Dauphiné Libéré

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