Seulement 7 kilomètres.
Voilà tout ce qui séparait ce lynx ibérique de la frontière française. En avril dernier, un spécimen de ce félin a en effet été observé dans les Pyrénées catalanes.
Comment ? Grâce aux images rapportées par une caméra automatique sur lesquelles on aperçoit cette silhouette semblable à un très gros chat, avant que l’Association pour la défense du loup et de l’ours dans les Pyrénées (ADLO) ne vienne confirmer la rumeur.
Le lynx est de retour dans les Pyrénées, et ça n’a rien d’anodin.

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Après le lynx boréal, le retour de l’ibérique
Pourtant, on vous expliquait dans un précédent article que le lynx avait déjà fait son retour en France il y a des décennies et qu’il était bien présent dans les Alpes, le Jura et les Vosges… Oui, sauf que les Pyrénées manquaient à l’appel et surtout qu’on ne parle plus de la même espèce.
Contrairement au lynx boréal, qui commence à être bien installé en France, le lynx ibérique, lui, n’avait pas été aperçu en France depuis… plus d’un siècle, rien que ça.
Gravement impactée par la construction de réseaux routiers et par plusieurs épidémies, la population du lynx avait drastiquement chuté, passant de 100 000 individus au début du XXe siècle à seulement 94 spécimens au début des années 2000.
Ces derniers survivants, réfugiés au sud de la péninsule Ibérique, entre l’Espagne et le Portugal, ont finalement permis au « félin le plus menacé au monde », selon le WWF, d’échapper à l’extinction totale, puisque depuis, leur population est remontée à 2 000 lynx.

Un prédateur souhaitable en France ?
Et désormais le voilà qui flirte avec l’Hexagone, une situation qui laisse les naturalistes optimistes. Pour eux, l’installation du lynx ibérique est techniquement possible dans certaines vallées françaises grâce à ce « corridor écologique » des Pyrénées.
Alors, faut-il s’en réjouir ? Au-delà de la symbolique du retour de cet animal admiré des promeneurs, cela permettrait surtout d’installer un véritable prédateur pour réguler plusieurs espèces des Pyrénées.
Parmi ses proies, le lapin, dont la surpopulation est aujourd’hui régulée entre autres par l’usage de poisons comme le phosphure d’aluminium, un moyen potentiellement dangereux pour l’environnement et que la présence du lynx permettrait d’éviter.