« Tout le monde peut y arriver » : Oui, on parle bien de l’ultra-trail

Samedi matin, sur la place Victor Hugo à Grenoble, les premiers coureurs de la 180 Xtrem, l’ultra-trail de l’UT4M, franchissent la grande arche verte de la ligne d’arrivée. À l’ombre des arbres, exténués, les finishers récupèrent de ces 159,34 kilomètres et 11 000 m de dénivelé positif. De son côté, le public, curieux et admiratif, en profite pour venir interroger les traileurs.

« Comment faites-vous pour courir aussi longtemps ? Pas trop fatigué ? » Malgré plus de 24h de longues et épuisantes foulées ininterrompues, ils se prêtent au jeu des questions-réponses.

« C’est éprouvant pour le corps. Ça se joue dans la tête. Là, si je me lève, j’ai des crampes », avoue Thibault Pesenti, allongé dans l’herbe. Un peu plus loin, assis sur un banc, l’un des locaux de l’UT4M, Theau Marmey (4e en 26’48”59) est félicité par ses proches. « J’ai des amis qui m’ont dit : c’est un dingue ton beau-frère », s’amusent-ils.

A Grenoble ( Isère)  le 20 juillet  2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud
A Grenoble ( Isère) le 20 juillet 2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud

Réussir l’impossible « progressivement »

Né dans les années 70, l’ultra- trail attire de plus en plus de concurrents d’année en année. Qu’ils soient de 80, 100, 160 kilomètres ou plus, il n’est pas rare d’entendre les spectateurs se demander comment ces coureurs ont commencé l’ultra-trail. Et l’UT4M n’échappe pas à la règle.

« C’est progressif. On y va petit à petit. On commence par des trails de 10,20 ou 30 kilomètres. Puis on passe sur de l’ultra-trail à 80 km et après, presque dans une suite logique, on finit par faire des ultras encore plus longs comme ici. On a toujours envie de faire plus », confie Paul Medous, arrivé en 25’25 »45. Theau Marmey ajoute : « sur le papier, ça peut paraître énorme comme distance, mais si on y va progressivement, tout le monde peut y arriver. »

A Saint Nizier du Moucherotte ( Isère)  le 18 juillet  2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud
A Saint Nizier du Moucherotte ( Isère) le 18 juillet 2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud

Le secret ? Le temps

Cependant, avant L’imaginer pouvoir courir sur d’aussi longues distances, il est essentiel de passer par une longue préparation de plusieurs entraînements par semaine. Des préparatifs qui peuvent s’avérer contraignants pour la vie professionnelle et personnelle des coureurs, qui ne peuvent que très rarement s’y concentrer à 100 %.

« En étant papa, c’est compliqué de s’entraîner comme on veut ; on a des responsabilités. Du coup, je dois mettre à profit mon travail de coach et accompagnateur en montagne pour ma préparation ».

Pour les autres, il faut attendre les jours de repos. « Je ne peux faire mes entraînements longs que le week-end. En semaine, quand on travaille, c’est impossible de pouvoir faire des sorties de 5-6 heures », termine Paul Medous, avant de s’en aller prendre une collation et une douche bien méritées.

A Grenoble ( Isère)  le 20 juillet  2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud
A Grenoble ( Isère) le 20 juillet 2024. Photo le DL/Stéphane Pillaud

Article issu du Dauphiné Libéré

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