Bons plans du moment : 8 chaussures de trail à moins de 100 euros

La saison 2026 de trail commence dès maintenant. Rassurez-vous, on ne va pas vous imposer des séances d’entraînement intensives entre Noël et le jour de l’An mais vous proposer des bons plans matos. Car la fin d’année est clairement un bon moment pour s’équiper sans se ruiner. Avant le début des soldes d’hiver le mercredi 7 janvier 2026, les sites de vente en ligne cassent déjà les prix.

En analysant les « winter deals » du moment sur Ekosport et les ventes privées sur Snowleader, nous avons trouvé 8 paires de chaussures de trail testées et approuvées lors des étés 2024 et 2025 actuellement à moins de 100 euros. Pour arriver à ce résultat, nous avons pris en compte la réduction parfois déjà en cours pour ces chaussures, tapé le code promo (WINTER pour Ekosport, PRIVATE25 pour Snoweader) et ajouté 1 € au panier pour les frais logistiques.

Des offres alléchantes mais ces chaussures peuvent être temporairement indisponibles. Vous risquez également de ne pas trouver la bonne pointure. À vous de voir, si vous pouvez patienter ou pas.

Photo Adobe Stock
Photo Adobe Stock

1. Zinal 2 (Hoka One One), 61,67 €

Le test 2024 : la deuxième version de la Zinal offre quelques nouveautés, notamment une nouvelle empeigne avec un collier en tricot et des crampons plus profonds. Dès l’essayage, nos testeurs ont retrouvé le confort typique de la marque : on se glisse dans un vrai chausson, bien fitté, doté d’un mesh souple et d’un col élastique destiné à empêcher toute entrée de débris. Le laçage classique mériterait un range-lacet. Lancée sur les chemins, la Zinal 2 révèle de beaux atouts : la pose de pied est précise, la stabilité est excellente grâce à un stack faible, le déroulé est très satisfaisant et le dynamisme est réjouissant.

On a envie de passer la vitesse supérieure ! Bien que contenu, l’amorti reste équilibré et filtre plutôt bien le terrain. La semelle Vibram au cramponnage généreux offre une accroche et une adhérence performantes sur tous les terrains. Les deux points faibles de ce modèle sont le manque de maintien latéral lié au mesh très souple et la protection limitée qui n’incite guère à s’aventurer sur des terrains agressifs. Enfin, nos testeurs s’interrogent sur la solidité que le test n’a pas permis d’évaluer.

  • Un modèle très équilibré, à la fois dynamique, confortable et polyvalent, pour des distances courtes et moyennes et pour des terrains pas trop techniques.
  • Le + : la légèreté
  • Le – : le laçage
  • Drop : 5 mm
  • Poids : 200 g en taille 42

2. Golden Gate 2 (Scarpa), 62,42 €

Le test 2024 : un design accrocheur pour cette deuxième version de la Golden Gate de Scarpa qui, loin d’être dorée, affiche un bleu éclatant ! Le confort d’accueil est appréciable avec un chaussant bien proportionné, des mousses bien dosées et une boîte à orteils qui laisse le pied s’épanouir sans pour autant le laisser flotter. Le laçage est classique et peut donner du fil à retordre à certains testeurs, qui auraient par ailleurs apprécié la présence d’un range-lacets. Si le mesh enduit est assez rigide, il est plutôt agréable en courant, tout comme le renfort au talon qui remonte haut mais se fait totalement oublier sur les sentiers.

La protection est de bon niveau grâce à un pare-pierres souple à l’avant et une enduction sur tout le pourtour de la chaussure. Sur tous les terrains, y compris la route, la Golden Gate 2 est un réel plaisir grâce à son amorti très bien équilibré, à la fois moelleux, protecteur et dynamique. Légères et réactives, ces Scarpa donnent envie d’accélérer ! L’accroche et l’adhérence sont performantes, mais peuvent trouver leurs limites sur sol boueux. Nos testeurs émettent une réserve quant à la respirabilité du mesh enduit, notamment par temps chaud.

  • Un modèle très polyvalent alliant confort et dynamisme pour des sessions de toute distance, sur tous les terrains, y compris la montagne et la route.
  • Le + : la polyvalence
  • Le – : le laçage
  • Drop : 4 mm
  • Poids : 255 g en taille 42

3. Wave Daichi 8 (Mizuno), 64,92 €

Le test 2024 : pas moins de huit versions pour cette grande classique de Mizuno, la Wave Daichi ! À l’essayage, on a l’impression d’entrer dans une confortable chaussure de route. La tige est souple, mais le maintien reste très correct grâce à un laçage classique et efficace (malgré des brins glissants qui nécessitent un double nœud sous peine de se défaire en courant), doté d’une pochette range-lacets. La boîte à orteils est plutôt large, mais ne nuit pas outre mesure à la tenue de pied tant qu’on ne s’aventure pas en terrain trop technique.

La protection assez faible – pare-pierre à l’avant, mais absence de renforts latéraux – ne destine clairement pas ce modèle à la montagne. C’est d’ailleurs sur les itinéraires roulants, vallonnés et mixtes (chemins forestiers, route…) que la Wave Daichi 8 est la plus à son aise. Elle y exprime toutes les qualités de son déroulé, de son amorti modéré et de sa souplesse générale. Les coureurs débutants et du milieu de peloton trouveront leur bonheur dans le confort de ce modèle généreux qui se prête davantage aux sessions tranquilles qu’aux séances agressives et rapides. La semelle Vibram réserve une accroche et une adhérence tout-à-fait satisfaisantes, à condition de ne pas s’évader sur des sentiers trop gras.

  • Une chaussure qui mise sur le confort et la souplesse pour des entraînements de toute distance sur terrains roulants et vallonnés.
  • Le + : le confort
  • Le – : la protection
  • Drop : 6 mm
  • Poids : 309 g en taille 42

4. Amplux (Lowa), 75,32 €

Le test 2024 : la marque allemande, spécialiste de la randonnée, se lance sur le marché du trail avec un premier modèle baptisé Amplux. À l’essayage, la chaussure est plutôt confortable avec un chaussant bien dimensionné. Le laçage classique descend assez bas sur le pied, mais manque de précision pour obtenir le serrage souhaité. La languette rembourrée est confortable, tandis que le mesh raide donne une impression de robustesse. Le pare-pierre, les renforts latéraux et au talon permettent d’envisager des sessions montagnardes.

On sent la touche d’une marque spécialiste de la randonnée ! En course, l’amorti a dérouté nos testeurs : si les mousses sont en effet assez confortables, la semelle est très rigide, peut-être en raison de la présence d’inserts en carbone. Le contact avec le sol est particulièrement dur sur le bitume. En conséquence, le déroulé et le dynamisme sont assez faibles. Plusieurs testeurs ont déploré le glissement du pied dans la chaussure, ce qui nuit à la précision des appuis et à la confiance en terrains techniques. L’accroche et l’adhérence sont pourtant très performantes grâce à des crampons profonds et bien conçus.

  • Une première copie intéressante pour Lowa qui s’inscrit dans un esprit montagnard avec ce modèle robuste et accrocheur, adapté aux rando-courses et aux terrains souples.
  • Le + : l’accroche
  • Le – : l’amorti
  • Drop : 6 mm
  • Poids : 290 g en taille 42

4. Kinabalu 3 (Scott), 75,32 €

Le test 2024 : habitués à tester la gamme Supertrac dont le confort immédiat est plutôt spartiate, nos coureurs sont heureusement surpris en pénétrant dans cette troisième version de la Kinabalu, d’emblée agréable. Le fit est parfait et le laçage classique et efficace offre un très bon maintien. La silhouette imposante laisse augurer un poids lourd mais, une fois aux pieds, ce modèle procure une étonnante sensation de légèreté. Le mesh au tissage serré est assez rigide, comme souvent chez Scott.

La protection est généreuse avec un pare-pierre à l’avant, des renforts plastifiés tout au autour du pied et un gros soutien au talon. La semelle épaisse filtre beaucoup le terrain et offre un amorti assez ferme et moyennement dynamique, mais appréciable dès qu’on accélère. Le rocker marqué incite à aller vers l’avant. Le déroulé est limité en raison de l’épaisseur de la semelle. Le grip se distingue nettement d’une semelle Supertrac : moins profonds et moins agressifs, les crampons destinent la Kinabalu 3 à des terrains roulants et secs, voire à de longues sections de bitume où elle est plutôt agréable.

  • Un 4×4 protecteur qui n’est paradoxalement pas à son aise sur les itinéraires accidentés. Un modèle performant sur les parcours roulants, y compris les plus longs.
  • Le + : l’amorti
  • Le – : l’accroche
  • Drop : 7 mm
  • Poids : 315 g en taille 42

6. Genesis (Salomon), 82,52 €

Le test 2024 : l’un des modèles favoris de notre équipe ! La Genesis est incontestablement une chaussure bien née qui incarne tout le savoir-faire de la marque annécienne. Son design soigné, ses jolies finitions et son mesh en Matryx laissent présager une durabilité accrue. Dès l’essayage, le confort est appréciable. Le fit est excellent, le Quicklace est toujours aussi efficace et précis, le range-lacet est fonctionnel et la languette bien proportionnée est attachée à la semelle pour une tenue irréprochable.

Sur les sentiers, la Genesis offre un maintien sans faille sur tous les terrains et procure une sensation de confiance absolue. L’amorti très équilibré est un compromis idéal entre filtration du sol et remontée d’informations. Plutôt dynamique et réactive, la Genesis permet un déroulé agréable et des relances faciles. La protection est suffisante pour affronter les chemins les plus techniques sans pour autant alourdir la chaussure, qui se fait vite oublier grâce à une vraie sensation de légèreté. Si ce modèle est à l’aise partout, y compris sur la route, il trouve ses limites dans la boue où il peine à débourrer.

  • La polyvalence incarnée, sans réel point faible, pour courir l’esprit libre sur tous les terrains et toutes les distances, quel que soit le niveau sportif.
  • Le + : la polyvalence
  • Le – : le débourrage (boue)
  • Drop : 8 mm
  • Poids : 277 g en taille 42

7. Wave Daichi 9 (Mizuno), 88,92 €

Le test 2025 : on ne change pas une équipe qui gagne ! Mizuno parie sur la pérennité pour cette 9e version de la Wave Daichi, une classique parmi les classiques qui reprend tous les ingrédients qui ont fait son succès, sans introduire de grande nouveauté. Le chaussant réserve toujours un bon confort d’accueil grâce à une boîte à orteils généreuse. Le laçage paraît avoir été amélioré par rapport à la version antérieure et offre un serrage plus performant. Le maintien se révèle moyen, notamment au niveau du talon. Un renfort souple fait le tour complet de la chaussure, ce qui offre une protection satisfaisante. L’amorti assez moelleux n’est pas sans rappeler une chaussure de route, terrain sur lequel la Wave Daichi 9 est d’ailleurs très à l’aise.

Sur les sentiers, il s’avère un peu trop tendre pour offrir un dynamisme qui incite à accélérer et à s’amuser en descente technique. Le déroulé est cependant plutôt bon grâce à la souplesse. Doté d’une semelle Vibram aux crampons polygonaux et peu profonds, le modèle s’épanouit sur les chemins secs, mais se révèle bien moins performant sur terrains humides. Destinée aux distances courtes et moyennes sur des terrains peu techniques, la Wave Daichi 9 conviendra parfaitement aux sessions de récupération et aux footings tranquilles, sans recherche de performance. Une bonne paire d’entraînement pour les coureurs en recherche de confort et de souplesse.

  • Poids : 298 g en pointure 42
  • Drop : 6 mm

8 – Speedgoat 6 (Hoka One One), 96,92 €

Le test 2025 : le sixième opus de la classique Speedgoat de Hoka propose quelques évolutions. On retrouve les caractéristiques habituelles du modèle, à savoir une vocation marquée pour les longues distances et les rando-courses. L’enfilage est facilité par une belle languette sur le talon qui peut aussi être utilisée pour suspendre ou porter les chaussures. Le laçage classique, qui coulisse mal et n’a pas de range-lacets, tient bien en place sur les sentiers. Le mesh, qui a été revisité pour offrir, d’après le discours de la marque, plus de durabilité, est léger, très souple, mais n’offre pas un maintien parfait. On ressent une différence entre l’empeigne facilement déformable et la semelle épaisse et assez rigide. L’amorti offre un bon dosage entre confort et fermeté et le contact avec le sol reste agréable, bien que le déroulé soit limité.

Nos testeurs ont regretté un manque de réactivité et de renvoi d’énergie qui semble vouer la chaussure à des allures moyennes, sans recherche de vitesse. La protection est satisfaisante grâce à l’épaisseur de la semelle, mais le reste du pied est quasiment tout nu, sans pare-pierre ni renforts latéraux. L’accroche et l’adhérence sont plutôt performantes grâce au Vibram Megagrip. La Speedgoat 6 confirme son statut de valeur sûre pour les longues bambées en terrain peu agressif. Elle conviendra aux coureurs en quête de confort et de légèreté.

  • Poids : 270 g en pointure 42
  • Drop : 5 mm
Découvrez nos lectures liées
Restez informé, suivez le meilleur de la montagne sur vos réseaux sociaux
Réserver vos séjours :
hébergements, cours de ski, forfaits, matériel...

Dernières actus