Patous, troupeaux, bivouac : les bons réflexes à adopter en montagne cet été

Quelques bons réflexes à appliquer, que l’on soit randonneur, traileur, vététiste… expliqués par Joseph Paillard, chargé de mission “multi-usage” et “médiation” à la fédération des alpages de l’Isère.

Rester sur les sentiers balisés : « Les passages répétés ont un impact sur les milieux, qui sont fragiles. Rester sur les sentiers limite cet impact, préserve la ressource en herbe pour les troupeaux et respecte la quiétude des troupeaux et bergers qui se tiennent autant que possible à l’écart de ces itinéraires. »

Refermer les barrières et clôtures : « Un geste simple qui évite aux bergers de passer des heures à chercher des bêtes qui se seraient échappées d’un enclos non refermé. »

Photo Jean Adde-Soubra
Photo Jean Adde-Soubra

« S’il vous voit au milieu du troupeau, il vous considérera comme une menace potentielle »

Contourner le plus largement possible les troupeaux, c’est la seule circonstance qui justifie de sortir des sentiers balisés ; ou attendre que les animaux quittent le sentier : « Traverser un troupeau le perturbe, gêne le travail des bergers en faisant fuir des animaux et alerte le chien de protection ; s’il vous voit au milieu du troupeau, il vous considérera comme une menace potentielle. Par ailleurs, un troupeau qui pâture se déplace et cela ne durera jamais longtemps. »

Savoir renoncer à passer s’il n’est pas possible de contourner le troupeau.

Ne pas souiller les abreuvoirs et autres sources d’eau en s’y lavant les mains, y faisant patauger son chien… : « Ce sont les réserves d’eau pour les bêtes, il faut la laisser potable. »

S’arrêter quand un chien de protection aboie en notre direction : « Ça veut dire “OK, j’ai compris que tu m’as vu, je te respecte, je ne suis pas une menace”. Il faut voir les patous comme une douane : si on ne s’arrête pas quand il nous demande de le faire, il risque d’activer la sirène, à savoir alerter les autres chiens de protection. »

Photo Jean-Baptiste Bornier.
Photo Jean-Baptiste Bornier.

La question du bivouac la nuit

Respecter l’intimité des bergers en se tenant à l’écart de leurs habitations : « Et notamment éviter les abords de leurs logements la nuit, pour ne pas alerter inutilement les chiens de protection. »

Pour les adeptes de bivouac, ne pas s’installer n’importe où, notamment à côté des parcs de nuit, des logements des bergers, des endroits où il y a des indices de présence animale massive (crottes, empreintes) : « Vous risqueriez de vous retrouver au milieu d’un troupeau qui regagne ou quitte son lieu de couchage, au crépuscule ou à l’aube. »

Article issu du Dauphiné Libéré

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