Ils plaisent au public avec leurs longs poils et leurs yeux bleus. C’est la « pure race nordique » des chiens de traîneau que des mushers emmènent pour La Grande Odyssée Royal Canin. « Ils sont peut-être moins performants et endurants mais résistent mieux au froid », précise Caroline Didier, cheffe de l’équipe des vétérinaires. « C’est pourquoi on a mis en place un classement spécifique pour eux, en parallèle du général, car ils peuvent avoir moins de chances d’être vainqueurs de la course », complète Annabel Kam, organisatrice de cette compétition.
Un des grands représentants de cette race est le husky de Sibérie : « C’est le plus répandu et le plus médiatique. S’il est très endurant et assez puissant, il n’aura pas forcément une explosivité importante. Il est plutôt un chien de longue distance qu’un sprinter », note la spécialiste. Avec son « pelage très épais » et une « surface de contact entre le sol et les coussinets », il résiste particulièrement bien aux températures polaires.

« Des spécificités différentes à chaque fois selon les grandes familles des chiens de traîneau »
Il ne faut pas le confondre avec le husky d’Alaska qui est « un croisement » : « Si on a un pelage et un peu la tête d’un husky, il y a plus de finesse dans ses traits avec un profil musculaire. Entre vitesse et explosivité, ses capacités sont intermédiaires », explique Caroline Didier.
Celui qui se différencie vraiment est l’eurohound qui, dans son « morphotype », a « le moins de pourcentages de nordique dans sa génétique » et est « plus chien de chasse ».
Leurs capacités ont bluffé l’Ardéchois Éric Grosbois : « J’ai découvert les hounds il n’y a pas très longtemps et c’est grâce à eux que je me suis remis en compétition », confiait-il à Avoriaz (Haute-Savoie) avant de remporter le premier Trophée de cette 22e édition. Leur vitesse est très appréciée sur des distances d’une trentaine de kilomètres au fil des étapes de La Grande Odyssée Royal Canin.
« On va trouver des spécificités différentes à chaque fois selon les grandes familles des chiens de traîneau. Un sera plus endurant et un peu plus puissant et trapu. Un autre sera très explosif avec des fibres musculaires qui lui permettent de développer une vitesse de pointe mais avec une puissance moindre pour arracher le traîneau », résume la cheffe vétérinaire.

Entre calme et excitation, des comportements différents au départ
Ce qui peut amener le musher à travailler différemment en fonction des races comme le husky de Sibérie : « Ça sera plus difficile de maîtriser l’excitation de départ car, ayant vraiment envie d’y aller, il tire dans tous les sens. » De son côté, l’eurohound est « beaucoup plus calme ».
Dans la famille des nordiques, on peut aussi citer les laïkas de Iakoutie venant de Russie. Ou encore le malamute qui peut se confondre, pour les non-connaisseurs, avec le husky de Sibérie. Mais son gabarit est plus imposant, l’amenant à être particulièrement performant dans le transport de charges.
Si ces différences peuvent être déterminantes dans la conduite de la course, elles ne changent rien pour l’équipe de vétérinaires : « Les conseils prodigués sont les mêmes et, si un chien a besoin de nous, on sera toujours là. »
