Arnaud Ducret est partout. À la télévision, sur les planches, au cinéma, sur les plateaux de tournage… Il n’arrête quasiment pas. Ah si, au moins une fois par an. Pour s’adonner à l’une de ses passions : le ski ! « Pour moi, c’est primordial. J’ai besoin de ma semaine de ski chaque année ». Et pas question de faire une croix dessus ! Même quand son calendrier (surchargé) l’oblige à revoir ses plans, comme cet hiver.
« Habituellement, j’y vais au mois de février mais comme je suis actuellement au théâtre (dans la pièce Cochons d’Inde depuis le 22 janvier au Théâtre des Nouveautés, à Paris, NDLR), je suis parti cette année en décembre. On a passé Noël au ski, parce que je voulais que mon fils continue d’apprendre à skier et qu’il ait aussi sa semaine à la neige avec nous ». En revanche, ne croyez pas que c’est une semaine de repos ! C’est bien mal connaître celui qui est devenu l’un des chouchous du rire français en une dizaine d’années. « Avec ma femme, on skie tous les jours. À 10 heures maximum, on est sur les pistes. » Il n’arrête jamais on vous dit.
Des vacances dans le chalet de… son prof d’anglais !
Un goût pour la poudreuse qui s’est développé très jeune chez le Normand. D’abord grâce à ses parents avec qui il se rendait aux sports d’hiver accompagné de couples d’amis, mais aussi grâce à… son professeur d’anglais ! « Un type formidable ! Il avait acheté un chalet dans les Alpes, et nous emmenait trois semaines en vacances pour que dalle. C’était énorme pour nous. On passait trois semaines comme ça, à s’éclater avec tous les copains. Ça, ce sont des grands souvenirs d’enfance. »
Quand Arnaud Ducret était ado, les potes et le ski étaient d’ailleurs indissociables. « Ce truc d’y aller en groupe, c’est quelque chose que j’adorais gamin. J’assimilais ça un peu aux Bronzés font du ski ». On n’a pas osé lui demander de quel personnage de la bande du Splendid il se sentait le plus proche. Popeye, peut-être ? Pas si sûr…
S’il se défend sur des spatules, « disons que je ne suis pas à la ramasse », celui qui s’est fait connaître grâce à la série Parents mode d’emploi a encore à apprendre de son aîné moniteur côté drague. « Il y avait deux Italiennes magnifiques qui avaient accepté de skier avec ma mère et moi. À un moment, je décide de partir un peu devant elles. Il y a une bosse et je me dis : “Tiens, je vais la prendre”, histoire de me la raconter un peu. Sauf que l’atterrissage ne se passe pas du tout comme prévu. Je finis sur le dos, les deux skis se barrent. Un carnage ! Les filles arrivent à côté de moi, freinent, m’envoient de la neige sur le visage, et me disent : “Bon, ben, on t’attend en bas”. Et elles se sont cassées. J’ai eu la honte de ma vie. »
« Au niveau de la tenue, je me suis vengé »
Aujourd’hui marié, à la tête d’une famille recomposée, Arnaud Ducret n’a plus besoin d’impressionner quelqu’un sur les pistes. « J’aime bien prendre du plaisir, ne pas être concentré, c’est pour ça que je ne prends que les pistes rouges. Sur les noires, tu peux tomber sur des murs, et là je ne m’amuse plus. » D’autant qu’avec son métier, mieux vaut ne pas prendre de risque, pour éviter la blessure qui pourrait lui faire rater ou repousser un projet. « Il faut faire très gaffe », confirme l’intéressé. Les pentes, il les dévale donc avec sécurité mais avec style, du moins vestimentairement parlant. En tout cas bien plus que lorsqu’il était enfant. « Je me suis vengé. Gamin, j’avais les tenues flashy que m’achetait ma mère. Puis, comme j’ai grandi vite, j’ai récupéré les trucs de mon beau-père qui n’étaient vraiment pas terribles. Maintenant, j’aime bien porter les vraies et belles combis, les trucs bien stylés ».
Si le comédien de 47 ans prend son pied à admirer la vallée au sommet des pistes, avant de les descendre, il savoure tout autant ses fins de journées, libéré de tout son attirail. « Le moment que j’adore, c’est quand tu rentres de ta journée au ski. Tu as la tronche toute rouge, il fait chaud, tu te poses un peu, tu vas prendre ta douche. Ce moment-là de décompression, il est super ». Avec un bon repas derrière ? Pas forcément. S’il lui « faut [sa] raclette », c’est plutôt le midi qu’il s’en met plein la panse. « Il y a plein de restaurants là-bas où on mange bien, et tard. Du coup, le soir venu, on n’a pas excessivement faim. »
« Là-bas », c’est Courchevel (Savoie). La station des Trois Vallées est devenue sa destination phare l’hiver, après avoir pas mal fréquenté Flaine (Haute-Savoie) et son circuit de glace. Un choix familial. « Les enfants de ma femme y vont depuis qu’ils sont gamins, du coup je les ai rejoints. Le domaine est formidable ». Mais il n’y a pas qu’en famille qu’Arnaud Ducret s’accorde des sorties en ski. Habitué du « très friendly » festival de comédie de l’Alpe d’Huez, il profite de chacun de ses passages dans la station iséroise pour enfiler sa plus belle combinaison. Qu’il soit là pour présenter un film, en compétition ou non, ou qu’il fasse partie du jury, comme en 2018. Il nous prévient déjà : il sera là l’an prochain pour les 30 ans du festival ! Pour retrouver les copains, et cette ambiance qu’il affectionne tant. « Il y a ce truc à la montagne… Ça va jusque dans le son. Tout est assourdi, j’adore ça. »
Un amour qu’il pourrait concrétiser un jour par l’achat d’un logement en altitude ? « C’est quelque chose qui me plairait. Si je pouvais oui, pourquoi pas ! » Si l’un de ses proches gagnait au loto par exemple, comme dans Chers parents , le nouveau film dont il est à l’affiche à partir de ce mercredi 25 février ? « Exactement ! »

Article issu du Dauphiné Libéré