L’ESF a soufflé ses 80 bougies dans un grand show au Cirque d’Hiver de Paris

Pour le code couleur, c’était simple : rouge de rigueur. Dans le décor raccord du Cirque d’Hiver Bouglione, jeudi, l’Ecole du ski français (ESF) était comme à la maison. Un écrin rouge de plaisir pour célébrer son 80e anniversaire.

La grande famille des Pulls rouges a d’abord accueilli pas moins de 451 nouveaux moniteurs débarqués par vague au centre de la piste aux étoiles, médailles fièrement épinglées par leurs professeurs de l’ENSA (Ecole nationale de ski et l’alpinisme). Une machine bien huilée comme un spectacle de cirque pour toute la promotion Jean Faure, en l’honneur de l’ancien sénateur du plateau du Vercors. « Vous n’avez pas idée comme il aurait été heureux d’être ici avec vous, a dit sa fille Nathalie, étranglée par l’émotion. C’était un fou de ski, c’était sa vie. Il défendait toujours l’ESF et la montagne.»

En plus de l’avenir représenté par cette nouvelle promotion, et aussi par les jeunes Franciliens aidés par le fonds Enfance et Montagne, présentés après la classe de neige à Flumet, l’histoire et l’héritage étaient naturellement au cœur des débats et des discours.

Au cœur de ses troupes et devant un parterre de personnalités de la montagne, Eric Brèche, président du Syndicat national des moniteurs du ski français (SNMSF) a eu une pensée pour ses illustres prédécesseurs, Gaston Cathiard, Germain Cocco, Edgar Coutaz, Bernard Chevallier et l’incontournable Gilles Chabert. « Je les remercie. Nous avons défendu la profession et créé la plus grande école de ski du monde. » Qu’Eric Brèche entend consolider dans une montagne « enneigée ou pas », conjuguée aux quatre saisons.

« Un modèle unique au monde d’apprentissage »

Un message relayé par Marina Ferrari, la ministre savoyarde des Sports, rappelant « le modèle unique au monde d’apprentissage et de technicité qui a su évoluer ». Avec les JO 2030 dans les Alpes françaises en ligne de mire. Dans la matinée parisienne, devant tous les directeurs d’ESF, Edgar Grospiron, le président du COJOP, avait encore signalé « l’implication des Pulls rouges, sur la piste et en dehors » pour l’événement en préparation. « Vous serez en première ligne en 2030 », lance Marina Ferrari, avant de parapher une convention de coopération entre le ministère, l’Ecole nationale des sports de montagne (ENSM) et l’ESF.

« Nous allons franchir une nouvelle étape et accélérer avec la création d’un concept d’école française de la montagne, souligne Eric Brèche. Un lieu d’apprentissage et d’enseignement où, à travers des activités structurées et encadrées par des professionnels, nous transmettrons la connaissance et le respect du milieu montagnard. Nous le ferons pour les territoires qui nous demandent d’être à leur côté pour organiser des activités en coopération et en lien avec les autres socio-professionnels et répondre à une demande croissante. »

« Il faut continuer à innover, fédérer et inspirer avec de l’audace, bien sûr, dit encore l’Aixoise à l’aise face aux jeunes Pulls rouges. Et oubliez que vous n’avez aucune chance, on ne sait jamais sur un malentendu, ça peut marcher ! » Une référence connue aux Bronzés et dernière pirouette pour boucler le spectacle.

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