À la base, un splitboard ressemble à un snowboard classique. La différence essentielle est qu’il peut être séparé en deux skis larges, permettant au rider de marcher ou de glisser vers les sommets comme avec du ski de randonnée. Sous ces “skis”, on fixe des peaux de phoque pour l’adhérence lors de la montée, exactement comme pour le ski de randonnée.
Les fixations sont spécialement conçues : elles pivotent et se verrouillent pour alterner entre un mode montée, avec talon libre pour avancer efficacement, et un mode descente, rigide comme sur un snowboard classique.
Comment ça marche ?
Lors d’une sortie, la première étape est l’ascension : la planche séparée en deux devient support de progression, les skis « split » facilitent l’effort, même dans la poudreuse ou sur les pentes raides.
Une fois au sommet, on retire les peaux, on clipse les deux moitiés ensemble, on repositionne les fixations en mode descente, et on redescend en snowboard, souvent dans des zones vierges.
Cette approche hybride permet de combiner effort physique et plaisir de la glisse.
Différents types de modèles
Le splitboard n’est pas une invention récente : il est progressivement apparu dans les années 1990, mais son adoption a vraiment décollé au début des années 2010, portée par l’envie d’autonomie des riders et l’essor du hors-piste.
Il existe différents types de splitboard, en deux, trois voire quatre parties, mais c’est la version en deux parties qui est la plus répandue.
Tout comme pour le ski de randonnée, le principal attrait du splitboard est la liberté : libre de tracer sa propre route, de choisir son itinéraire et de profiter de paysages immaculés.
C’est une pratique particulière, qui demande une bonne préparation (technique, physique et en gestion des risques avalanche), mais qui récompense l’effort par des descentes mémorables dans la poudreuse.
