C’est l’histoire d’un mec qui, bien avant de se lancer dans la viticulture, d’incarner Coluche au cinéma, de nous faire rire sur scène, et même bien avant ses débuts de trader à New York, a porté des tenues flashy sur les pistes. Ça arrive même aux meilleurs. Et pour cause, le ski et François-Xavier Demaison, c’est un lien qui remonte à l’enfance : merci Maman, merci Papa ! « Mes parents m’ont emmené assez tôt, mais je n’ai pas fait partie de cette génération née avec des skis aux pieds ! »
C’est dans les Alpes que le petit François-Xavier goûte à ses premières glisses et découvre les joies des sports d’hiver. « Ça devait être en 1983 donc je devais avoir dix ans. » Ses stations fétiches ? « La Plagne à l’époque, Megève… Mais on a surtout été en vacances à L’Alpe d’Huez quand j’étais petit ! On louait un appartement dans une résidence sur les pistes qui s’appelait Le Taburle. » Pour les curieux, l’adresse existe toujours…

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« Un fuseau violet qui a été censuré par mes copains »
Ce n’est un secret pour personne, les années 80 n’ont pas fait que du bien à la mode vestimentaire. Et l’altitude et le froid n’ont pas réussi à tenir les « fashion faux pas » à distance. Bien au contraire ! À défaut de photos, faisons appel à votre imagination alors que François-Xavier Demaison passe en revue ses tenues les plus mémorables… « Un jour, ma mère m’a acheté un fuseau violet qui a été censuré par mes copains. Ils m’ont dit : “Tu ne peux pas mettre ça sur les pistes !” Très vite, j’ai abordé la combi. J’ai aussi eu mon âge un peu jean/guêtres/doudoune, mais cette tenue fait que, quand on tombe dans la neige, on a très froid tout le reste de la journée. On veut faire des effets de style mais on se caille les miches ! La combi me semble être la tenue la plus adaptée et puis je dois avouer qu’à une époque, je la portais plutôt bien. J’étais plutôt saillant en combinaison rouge, on me prenait pour un moniteur de ski ! »
Une combine pour séduire les femmes ? Du tout ! « Ce n’était pas mon terrain de prédilection », confie le comédien. « Ce n’était pas là où je donnais la meilleure partie de moi-même donc je ne pense pas qu’on m’admirait suffisamment pour que ce soit efficace en termes de séduction. J’étais plus à l’aise devant la fondue ou la raclette du soir, avec le génépi, que sur les pistes ! »
Il l’assure toutefois, son niveau ne donne pas de quoi rougir ! « Franchement vous seriez surpris, je ne skie pas trop mal. J’essaie de soigner mon style à l’arrivée des pistes, au moment où tout le monde vous regarde sur les terrasses des restaurants d’altitude ! Je me surpasse un petit peu à ce moment-là pour qu’on se dise “Ah il skie bien !”»

« On partait avec le BDE de la fac, je ne vous raconte pas le bordel ! »
Et à la question d’une éventuelle tentative de descente en snowboard, la réponse fuse : « Oh ne soyez pas cruel s’il vous plaît ! Je n’ai rien tenté du tout, ce que j’aime c’est la promenade. » Un plaisir qui ne l’a pas quitté au fil du temps, même si sa pratique s’est assagie. Plus les années passent, plus les journées de ski raccourcissent. « Quand j’ai fait deux heures de ski, je suis rincé ! À une époque, on partait le matin à 10 heures, on bouffait un sandwich, on rentrait à 18 heures, on skiait toute la journée et on faisait la fête le soir, il fallait optimiser. Quand on partait avec les copains, on se faisait une coloc pendant une semaine dans un studio, c’était éreintant. Souvent on partait avec le BDE (Bureau des étudiants) de la fac, je ne vous raconte pas le bordel ! »
C’est désormais vers les stations pyrénéennes qu’il s’aventure en famille. « J’ai une maison dans les Pyrénées-Orientales donc quand je vais skier, c’est à Font-Romeu (où il vous recommande l’hôtel-restaurant L’Ermitage, NDLR) ou aux Angles. » Que les Alpins se consolent, il lui arrive tout de même de retrouver nos pistes à la faveur d’un déplacement dans la région. À L’Alpe d’Huez notamment, où ski rime avec comédie grâce au festival qui réunit chaque hiver les grands noms du genre depuis bientôt trente ans. L’occasion, parfois, de chausser les skis entre deux projections. « Avec cette petite réserve qu’il ne faut pas que je me pète un truc si je suis en tournage ou en tournée, sinon on est mal ! »
Fort heureusement, il n’y a pas que le ski pour s’occuper en montagne ! « J’aime le ski et ses à-côtés : les paysages, l’ambiance, le restaurant d’altitude… » Et le petit “digeo” de fin de repas ? « Oui alors si on peut éviter d’entretenir encore ma réputation de gros buveur, je veux bien ! Avec modération oui, mais elle est souvent bloquée dans les bouchons ! » L’occasion de rappeler, s’il le fallait, la passion du comédien pour la chartreuse. « J’adore le travail des frères chartreux, qui me rapproche à chaque fois du ciel ! » Peut-être plus efficace que le télésiège pour atteindre les sommets.
Article issu du Dauphiné Libéré