Parc des Écrins : « De plus en plus de visiteurs préparent leur visite grâce à l’IA »

« Depuis deux ou trois ans, on constate une augmentation du nombre de visiteurs qui arrive dans le Parc après avoir été inspiré par les réseaux sociaux », note Pierrick Navizet, chef du service accueil-communication au Parc national des Écrins (PNE). Un constat qui se vérifie particulièrement sur les sites les plus fréquentés : « On prend l’habitude de poser la question, beaucoup nous répondent qu’ils ont connu le site via TikTok ou Instagram », détaille le responsable.

Qui reprend : « En 2011, l’âge moyen de nos visiteurs était supérieur à 60 ans. En 2024, c’était 46 ans. Ce rajeunissement du public était souhaité par les différents acteurs du Parc, mais ces nouveaux visiteurs sont peu connaisseurs de la montagne et encore moins de milieux protégés. » Et adoptent parfois des comportements inappropriés : « Hier encore j’ai vu une vidéo qui avait pour seule accroche le fait de pouvoir se baigner dans le lac du Lauzon, dans le Valgaudemar. »

La problématique de la baignade dans les lacs d’altitude

La baignade dans les lacs d’altitude fait partie des problématiques les plus fréquentes auxquelles sont confrontés les agents du Parc. « Une étude est en cours sur les conséquences de la baignade dans ces zones, avec un volet sociologique pour comprendre pourquoi les visiteurs s’y baignent », détaille Pierrick Navizet. Les premiers résultats seront connus à l’automne.

En attendant le Parc communique lui-même les bonnes pratiques en ligne. « La piste la plus intéressante reste de collaborer avec les influenceurs, estime le chef de service. Ça permet de toucher plus de monde et un autre cercle que nos abonnés, pour la plupart déjà conscient des bons gestes. »

Globalement, Pierrick Navizet estime que les Hautes-Alpes sont plutôt épargnées par les incivilités – « on est plus sur un public aguerris ou de résidents secondaires » – que les zones iséroises du Parc. « Il y a plutôt un bon dialogue. La majorité des nouveaux pratiquants sont très compréhensifs et preneurs d’information », témoigne-t-il.

Reste que le Parc n’en a pas fini de remettre les touristes dans le droit sentier : « On voit de plus en plus de visiteurs qui préparent leur visite grâce à l’intelligence artificielle. Et les informations ne sont pas toujours très fiables. »

Article issu du Dauphiné Libéré

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