Quand la raclette trône à table : les habitudes alimentaires des vacanciers

Prenez 813 Français, 275 Belges, 471 Britanniques, âgés de 18 ans et plus et ayant séjourné dans une station de ski française en hiver au cours des trois dernières années. Et demandez-leur : quel est leur plat préféré quand ils sont en vacances en montagne ? Réponse 1, la raclette ; 2, la fondue ; 3, la tartiflette… La plupart font même le grand chelem, mettant les trois au menu de leur semaine.

Un enseignement riche en saveur, tiré de l’étude Sherpa-CSA sur “Les habitudes de consommation des Français, des Belges et des Anglais en station de ski en France”. Une étude menée en mars 2025 par l’institut et commandée par Sherpa « pour mieux connaître leurs attentes et ajuster l’offre de nos magasins, car les modes de consommation ont changé » assure Astrid Gevaudan, directrice générale de la coopérative.

L’alimentation, 20% du budget vacances des Français

Bonne nouvelle pour Sherpa , l’étude relève que « le budget alimentaire est un enjeu central des vacances à la montagne » selon Cécile Picouet, directrice conseil du cabinet d’études CSA Les Français y consacrent 20 % de leur budget vacances pour un séjour d’une semaine ; 21 % pour les Belges et 24 % pour les Britanniques.

Ainsi, une famille de quatre personnes va dépenser en moyenne 535 euros, dont 267 € en restauration hors domicile (90 % des Français vont au restaurant ou dans des bars au moins une fois dans leur séjour, 39 % tous les jours) et 268 € en courses en magasin. Si ce budget est un peu plus élevé pour les Belges (303 € hors domicile et 251 € en magasin), il grimpe pour les Britanniques (384 euros et 361 euros), qui apprécient les restaurants de montagne : 98 % y vont au moins une fois dans leur séjour, voire tous les jours pour 63 %. Et, contrairement aux Français et aux Belges, ils y vont même si la taille de la famille augmente.

Photo Adobe Stock
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« On est passé de gros paniers à des courses plus régulières »

« Nous sommes plutôt satisfaits de voir que les vacanciers dépensent la moitié de leur budget alimentaire dans nos magasins », note Olivier Carrié, président de Sherpa , qui relève « une évolution du mode de consommation. On est passé de gros paniers qui se faisaient à l’époque le samedi et le dimanche, à des courses plus régulières sur la semaine, même si ce sont de petits paniers (NDLR : 20 euros de panier moyen pour l’enseigne). »

L’étude relève également que 53 % des Français s’accordent plus de plaisirs alimentaires en vacances au ski qu’à la maison. 38 % associent même les courses à un moment de plaisir ; 49 % à la découverte des produits locaux, 32 % à une activité après ski, 22 % à un temps entre amis ou en famille. Une tendance bien comprise par Sherpa qui mise sur ces “courses plaisirs”. « On a adapté nos magasins, avec un nouveau concept avec tous les codes de la montagne (bois, ardoise…) » précise le président. Certains proposant même un coin caviste ou avec tables et vins de Savoie. Une “ambiance montagne”, appréciée par les clients. Comme d’ailleurs les services proposés : plateau raclette prêts à déguster et appareil prêté pour la soirée !

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La découverte des produits locaux

91 % des Français profitent de leur séjour pour découvrir des produits locaux, comme 86 % des Belges et 94 % des Britanniques. Ces derniers se démarquent dans les rayons par des attentes plus fortes sur le vin et les produits de rôtisserie.

« Les produits de montagne, qui sont directement sourcés par nos magasins, représentent environ 15 % de nos références. Certains comptent même parmi nos best-sellers, comme les saucissons, les diots, les reblochons AOP, les bières régionales, les vins de Savoie, les confitures, le génépi… Avec des ventes fortes le jeudi et le vendredi des produits qu’on veut ramener à la maison ! » ajoute Frédéric Mauduit, administrateur de la coopérative.

Plus de pique-niques, moins de courses en ligne

La pratique se développe à la montagne, selon Cécile Picouet de l’institut CSA : 65 % des Français interrogés font des pique-niques au moins une fois pendant leur séjour, et un tiers même quotidiennement. Une pratique encore plus ancrée dans les habitudes des Britanniques qui sont 73 % sur la semaine, 41 % tous les jours, mais moins répandue chez les Belges.

« Depuis 2020, nous avons constaté un renforcement des besoins liés au snacking, et les magasins pour lesquels cela était possible ont adapté leur surface de vente, afin de répondre au mieux à cette demande » relève Frédéric Mauduit, qui a les magasins de Peisey Village, Plan Peisey et Vallandry. Sourcing de produits adaptés à l’offre de restauration rapide, formules déjeuners, etc.

« Nos magasins adaptent leurs amplitudes horaires pour permettre à nos clients de venir à toute heure de la journée, surtout pour les vacances scolaires. » Et les stations suivent cette tendance, note-t-il, en développant ou en rénovant des salles hors sacs.

« 91 % des vacanciers français font des courses sur place, ce qui est satisfaisant pour nous, note Olivier Carrié. Les 9 % restant le font soit avant de partir, soit en commandant en ligne. Ce que nous proposons aussi via notre site avec un service de livraison. Même si on constate que c’est une habitude de consommation qui ne se développe pas dans nos stations. »

Article issu du Dauphiné Libéré

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