Idées rando : à la découverte de la Pointe Percée dans les Aravis

Pour se rendre au refuge de la Pointe percée, il faut s’armer de patience dès l’interminable route, au départ du Grand-Bornand, qui suit la vallée du Bouchet avant de gravir le col des Annes, cul-de-sac et point de départ de cette randonnée aux portes de la haute montagne. On préférera donc un départ matinal afin de pouvoir se garer plus facilement.

Un sentier technique

Vers Annecy, dans le lointain, on aperçoit même la Tournette. Le chemin se fait sentier, entre myrtilliers, aulnes et rhododendrons, puis rejoint une ligne de crête plus aérienne grignotée par quelques épicéas. Vous cheminez sur des rochers avant d’entamer une courte descente sécurisée de quelques chaînes pour assurer votre pas.

Rejoignez le col de l’Oulettaz (1925 mètres) depuis lequel vous apprécierez toutes les combes des Aravis en enfilade. Le sentier devient plus ludique, jouant avec les plis du calcaire pour s’insinuer entre deux lapiés, s’enfiler dans des fissures et contourner des rochers aux arêtes vives. Il faudra parfois s’aider des mains pour franchir ces quelques escarpements et poser son souffle pour aborder le dernier raidillon qui aboutit au refuge (2 164 mètres) lové dans un univers karstique fait de pavements calcaires veinés et fissurés et de vastes éboulis.

Vers le haut, deux sentiers plus engagés, dédiés aux randonneurs avertis, se prolongent vers la Pointe Percée (2 751 mètres), en versant Ouest, et le col des Verts.

Un refuge écolo

Flambant neuf, le refuge actuel géré par la FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne) a été entièrement rénové en lieu et place de feu le refuge Gramusset, qui était lui-même issu d’un héritage plus lointain. Le premier bâtiment a été bâti sur le site en 1899. Dédié à l’accueil d’une clientèle variée de randonneurs, traileurs, alpinistes, raquettistes et skieurs de randonnée, le nouveau refuge a été pensé pour être gardé en toutes saisons.

Et compte tenu de la sensibilité du site, en zone Natura 2000, la construction répond aux critères de haute valeur environnementale tant au niveau de la gestion et du traitement de l’eau, précieuse dans ce milieu, que de l’utilisation d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, solaire thermique, chaudière à pellets, etc.).

Vous pourrez opter pour un aller-retour dans la journée. Comptez 2h de montée et 1h30 pour la descente, ou y rester une nuit. Là-haut, les couchers de soleil sont d’anthologie.

Article issu du Dauphiné Libéré

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