Patous : l’application Whympr localise les chiens de protection en montagne

Tous les randonneurs, vététistes ou traileurs, ont déjà fait face à cette situation. Débutant ou expérimenté, la rencontre avec des chiens de protection des troupeaux peut être délicate, stressante, voire dangereuse. Spécialisée dans la préparation des sorties en montagne, l’application chamoniarde Whympr vient d’ajouter une fonctionnalité qui risque d’intéresser le plus grand nombre.

Un calque dédié à la présence des patous a été installé en collaboration avec Pasto Kézako, collectif régional de sensibilisation au pastoralisme en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce sont les bergers qui signalent la présence de leurs chiens

« Concrètement, Pasto Kézako est directement en lien avec un grand nombre de bergers qui vont leur signaler la présence de leurs chiens. On récupère ces données qui viennent donc d’une entité qui a une vraie crédibilité dans le milieu. Ça faisait très longtemps que l’on voulait transmettre ces informations à nos utilisateurs. On sait que certains sont assez méfiants, là ils peuvent s’engager sur un sentier, ou non, en toute connaissance de cause », précise Tim MacLean, dirigeant de Whympr, précisant que la démarche vise à informer et pas à stigmatiser la présence des chiens.

Si les données proviennent pour l’instant exclusivement de la base de données du collectif régional, Whympr compte bien faire évoluer la formule dans les mois à venir.

Photo Adobe Stock
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« Partager un ressenti et des informations »

À l’image d’un “waze” de la montagne, les usagers pourront signaler différentes présences sur les chemins de randonnée : des difficultés à éviter, la présence de neige ou encore les chiens, entre autres. Inclure de plus en plus la communauté dans la vie de l’application, Tim MacLean et ses équipes s’y attellent minutieusement.

À ces 50 000 utilisateurs uniques, Whympr propose de partager leurs dernières sorties. « Pas forcément dans une démarche de performance comme peuvent le proposer d’autres applications. L’idée c’est vraiment de partager un ressenti et des informations sur ce que l’on peut trouver sur le sentier qui est notable par rapport à la saisonnalité ou des obstacles par exemple », détaille son dirigeant. Résultat, les usagers semblent s’être appropriés l’idée, une croissance de partage des sorties de 1 000 % sur les cinq derniers mois.

Article issu du Dauphiné Libéré

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