Le jeudi 4 décembre, l’application chamoniarde Whympr a mis en service une nouvelle carte satellite hivernale ultra haute définition du Mont-Blanc et des Aiguilles Rouges mais aussi un outil de visualisation 3D des plus précis pour l’ensemble de l’hexagone.
Deux innovations qui font entrer la cartographie en montagne dans une nouvelle ère.
Mont-Blanc ultra-précis
Dans un écosystème encore secoué par la disparition de Fatmap, Whympr fait un nouveau bon technologique de taille. Le jeudi 4 décembre, l’application chamoniarde devenue une référence pour préparer toutes sortes d’aventures en montagne, a dévoilé deux nouveautés qui dépassent, d’un point de vue technique, tout ce qui existe aujourd’hui sur le marché ouvert au grand public. D’un côté, une carte satellite hivernale HD inédite pour le massif du Mont-Blanc et celui des Aiguilles Rouges, de l’autre, une cartographie 3D d’une précision jamais vue pour l’ensemble des massifs montagneux de France et des pays voisins.
En effet, grâce aux survols de satellites d’Airbus en février dernier, au-dessus des massifs du Mont-Blanc et des Aiguilles Rouges, une opération chiffrée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, l’application réunissant topos, météo et fonds de carte sur une même interface, propose désormais la carte hivernale la plus précise au monde. Avec sa résolution de 30 cm par pixel, elle atteint un niveau de détails tel que les traces de skieurs, les champs de bosses ou les crevasses se repèrent comme jamais.
« Nous avons choisi d’inclure ces nouveautés coûteuses dans notre abonnement annuel, sans en augmenter le prix, parce que nous sommes convaincus qu’elles attireront de nouveaux utilisateurs », explique Tim Maclean, fondateur de Whympr, persuadé qu’avec aujourd’hui près de 700 000 téléchargements de l’application , son modèle économique restera viable même s’il faudra réinvestir pour élargir cette carte satellite HD à d’autres massifs fréquentés.

La montagne réinventée
Deuxième nouveauté, l’intégration d’une cartographie 3D enrichie de données récoltées grâce à la technologie Lidar permettant d’obtenir une résolution 30 fois supérieur à ce qui se faisait auparavant. Arêtes, ruptures de pente, barres rocheuses et micro-reliefs sont désormais visibles. Un outil déjà déployé sur les cartes françaises, mais aussi italiennes, suisses, allemandes, autrichiennes et espagnoles. Et d’autres zones de montagnes devraient bientôt en bénéficier.
Deux innovations qui s’accompagnent aussi de nouveaux calques indiquant les inclinaisons, les orientations des pentes ou les zones de plat. Autant d’indicateurs qui permettent à Whympr de ressembler à un véritable tableau de bord pour tous ceux qui cherchent à préparer leur sortie en montagne.
Cette mise à jour très utile devrait faire le bonheur de tous les pratiquants, qu’ils soient amateurs, professionnels ou athlètes de haut niveau. Ces derniers mois, l’application s’est d’ailleurs entourée d’ambassadeurs comme l’ancienne championne du monde d’escalade Liv Sansoz, ou les skieurs Léo Slemett et Vivian Bruchez, qui s’appuient déjà sur la plateforme pour ouvrir ou repérer de nouveaux itinéraires.
« À terme, un axe de développement sera d’accentuer la dimension communautaire de l’application », précise encore Tim Maclean. Et c’est peut-être là que se joue l’essentiel : convertir cet arsenal technologique en un espace où se partagent encore plus traces, idées, réussites et projets. Transformer un assemblage de cartes en un lieu où la montagne, dans toute sa complexité, devient lisible ensemble.