Ses premiers souvenirs de ski, Denis Brogniart les fait remonter à son enfance. Ayant grandi à Strasbourg, c’est dans les Vosges qu’il découvre les joies de la glisse, d’abord en ski de fond avec son père. « Mais mes premiers vrais bons souvenirs sont ici, en Savoie, il y a près de 20 ans, quand j’ai vu mes quatre enfants apprendre à skier », se remémore le présentateur.
En guise d’instructeur, la tribu a droit au haut du panier, Jean-Pierre Vidal en personne. Quand un champion olympique, médaille d’or de slalom aux Jeux de Salt Lake City en 2002, vous apprend à basculer le poids de votre corps sur le ski intérieur, la leçon doit être apprise plus rapidement.
Depuis, le slalomeur et l’animateur sont devenus des amis, et se retrouvent avec plaisir chaque hiver. C’est également le cas de James Adrait, le patron emblématique du Chamois ou encore de Pascal Roux, le président de l’office de tourisme de la station des Sybelles « mon partenaire privilégié de ski de randonnée ».

Le ski de randonnée est « un espace de liberté incomparable »
Car depuis quelques années, l’animateur monte régulièrement sur les sommets du massif des Arves en peau de phoque ; il ne fait « quasiment plus que ça ». Outre la dépense d’énergie indispensable pour pouvoir profiter sans culpabiliser des raclettes, fondues et autres tartiflettes, le ski de randonnée est pour Denis Brogniart « un espace de liberté incomparable. J’aime partir tôt le matin, au lever du soleil et n’avoir personne sur les pistes pendant deux heures. » Les ascensions de l’Ouillon ou du Grand Truc, il les connaît par cœur mais ne s’en lasse pas et, une fois arrivé au sommet, il contemple avec toujours le même émerveillement les Aiguilles d’Arves : « Je pourrais les regarder tous les jours, chaque heure, chaque minute, c’est sublime, ce matin (le 29 décembre dernier) encore, je suis monté au Grand Truc et je n’ai encore pas pu m’en empêcher ! »
La descente, il l’a faite hors-piste, « toujours avec une immense prudence », mais le plus souvent c’est par les pistes. Il retrouve ensuite ses enfants pour quelques descentes. C’est ce qui crée la véritable magie des vacances au ski : tout le monde partage la même activité et toute la famille est sur les planches. Même si les rythmes peuvent différer de quelques heures, « globalement, on est là pour passer un moment tous ensemble. C’est le meilleur moment pour réunir la famille, plus encore que les vacances d’été où tout le monde a des activités et un programme différents. »

Une « bulle de tranquillité »
Cette semaine au ski, c’est aussi un moment hors du temps, une « bulle de tranquillité » : « Quand mes enfants étaient plus jeunes, je leur laissais davantage de liberté ici qu’a Paris. Ils pouvaient venir manger seuls au restaurant, ils commandaient comme des grands, alors qu’ils n’étaient qu’adolescents ». Un changement bienvenu, loin de la frénésie de la ville, à 7 heures de voiture de Paris : « Quand tu arrives ici, tu te retrouves dans un univers totalement différent. Quelle que soit l’heure ou la météo, tu es pris par le froid et par une ambiance très particulière, complètement différente de la ville. »
Et par “ici”, Denis Brogniart n’entend pas la montagne en général ni même les Alpes, il parle bien de La Toussuire, cette station à laquelle il est donc fidèle depuis près de 20 ans. Une fidélité et un amour qu’il exprimait encore sur le front de neige ce lundi 29 décembre au soir, officiant comme maître de cérémonie à l’occasion d’une présentation des nombreux champions de la station. Il a tour à tour proposé aux vacanciers d’applaudir Jean-Noël Augert, qui était jusqu’à l’année dernière le skieur français le plus titré en Coupe du monde avant d’être détrôné par Clément Noël, mais aussi Vanessa Vidal ou Françoise Macchi, et évidemment Jean-Pierre Vidal. « J’aime la station pour ses champions mais également pour son côté familial, la taille de son domaine skiable, le travail des pistes qui permet un ski de qualité même quand la neige naturelle se fait rare comme cette année », annonçait-il à cette occasion, une opinion largement partagée par les vacanciers qui l’écoutaient.
La cérémonie s’est terminée par un hommage à une grande figure de la station, et un autre ami proche de l’animateur, William Turnes, qui nous a quittés récemment. Pas de minute de silence pour lui, mais plutôt du bruit, beaucoup de bruit, de ses proches et du public, Denis Brogniart l’assure : « C’est ce que Wiwi aurait voulu ».
Article issu du Dauphiné Libéré