La liberté de La Grave-La Meije a son prix. Pour accéder au royaume du freeride cet hiver, il faudra débourser 66 euros la journée pour un adulte. Le forfait inclut les montées en téléphériques des glaciers de La Meije, ainsi que celles du téléski. Soit 50 centimes d’euro de plus que le forfait journée de Serre Chevalier. Pour les enfants et ados, c’est 50 euros ; pour les anciens – à partir de 72 ans –, c’est 57 euros.
« On a toujours été proches, à plus ou moins un euro, des forfaits de Serre Chevalier et de L’Alpe d’Huez », fait remarquer David Le Guen, directeur de la communication de la Société d’aménagement touristique de La Grave (SATG), qui exploite les remontées.
Un domaine skiable unique dans les Alpes
Or, le domaine de La Grave ne ressemble en rien à ceux des voisines : à l’exception de la piste de la Girose, redescendant le téléski, les vallons et la neige ne sont pas aménagés. Ce qui justifie le prix du forfait pour David Le Guen : « En deux jours d’exploitation, Serre Chevalier fait autant de fréquentation que nous sur une saison d’hiver. À La Grave, on vient chercher autre chose : c’est un domaine où, 80 % du temps, il y a moins de 300 personnes sur une journée. » Il s’agit donc de rentabiliser, tout en offrant de l’exception.
Il s’agit aussi, pour cet hiver 2025-2026, d’éponger. Le forfait adulte a augmenté de 6,45 % par rapport à celui de l’an passé. Comparé aux autres forfaits des domaines des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, il s’agit de la plus importante augmentation de la saison.
« La saison dernière a été totalement tronquée »
La SATG n’a eu d’autre choix que de répercuter les péripéties de l’hiver dernier : des avaries de câbles n’ont permis une ouverture que le 29 mars dernier. « La saison dernière a été totalement tronquée, déplore David Le Guen. Et, dans le modèle économique de la délégation de service public pour l’exploitation des téléphériques, les câbles n’étaient pas inclus : or, nous avons dû remplacer trois câbles sur quatre. » La SATG a donc dû sortir « plusieurs millions d’euros » imprévus. « Nous avons donc demandé l’autorisation à la commune de La Grave de pouvoir augmenter le prix de nos forfaits dans une proportion exceptionnelle. »
Une exception, pour renflouer les pertes de la saison passée. Pour un temps seulement ? « J’aimerais pouvoir dire qu’il y aura un retour en arrière sur les prix, mais ce serait mentir de dire cela », concède David Le Guen.
Article issu du Dauphiné Libéré





