Le label Flocon Vert est comme une carotte. « En ce sens que ce n’est pas une finalité mais une incitation à se mettre en mouvement », file la métaphore Estelle Chatellier. La cheffe de projet Flocon Vert pour l’association Mountain Riders est intervenue début juillet à la mairie de Tignes lors d’un atelier participatif en vue de renouveler ledit label obtenu par la station en 2022.
À cette occasion, la municipalité a convié Tignards et socioprofessionnels à évaluer ce qui a été fait et réfléchir à ce qu’il reste à faire. Avec un objectif, formulé par Laura Isabey, référente Flocon Vert à la mairie de Tignes : « Pourquoi ne pas décrocher un deuxième flocon ? »
Tourisme, vie à l’année, préservation de l’environnement, réduction de l’empreinte carbone. Quatre thèmes pour quatre tables disséminées dans la salle des conférences de la mairie. D’abord le temps du constat. Sur la table dédiée à la protection du patrimoine naturel, une retraitée soulève des problèmes liés au lac de Tignes. « Il y a de l’envasement et des algues. Et l’eau n’est pas toujours très claire », remarque la Tignarde. En bout de table, l’adjoint à l’urbanisme Hubert Didierlaurent prend note. « Contrairement au reboisement de la commune, il n’a pas été perçu d’action concrète sur le lac », regrette l’élu.

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« Tignes a encore le temps de s’améliorer »
Après le constat, les actions. Autour de la table consacrée à la réduction de l’empreinte carbone, le débat se cristallise sur le projet d’un réseau de chaleur urbain. « À l’hôtel, je me chauffe encore au fioul. Le réseau de chaleur est un vrai enjeu pour moi », insiste Béatrice Leclercq, gérante du Terril Blanc. En face, le premier adjoint à la mairie de Tignes explique que le projet est à l’étude. « L’idée est de câbler tout le plateau de Tignes », affirme Olivier Duch.
Vient enfin la restitution des propositions. Devant l’assemblée, Hubert Didierlaurent présente une piste d’amélioration des plus audacieuses : « Comme ce qui a été décidé récemment sur les plages, on s’est demandé s’il ne fallait pas interdire de fumer sur le domaine skiable ». Et pourquoi pas « être les pionniers sur ce sujet », s’interroge l’adjoint à l’urbanisme.
Tout comme sur le sujet de la création d’habitats à l’année et pour les saisonniers, essentiels pour une vie à l’année mais aussi la réduction des trajets du quotidien. « Il est envisagé de créer un observatoire du logement pour recueillir des données et in fine agir », affirme Laura Isabey. La station a jusqu’à l’automne 2026 pour convaincre Mountain Riders de leur décerner un deuxième flocon vert. D’ici là, Estelle Chatellier l’assure : « Tignes a encore le temps de s’améliorer ».

Article issu du Dauphiné Libéré