Ventoux, Alpe d’Huez, Granon… : vos envies pour le Tour de France 2025

Quelques jours après l’arrivée à Nice du Tour de France 2024, nous vous avons demandé quelles étaient vos envies pour la prochaine édition. Vous avez été nombreux à nous répondre. Entre grands classiques, montées incontournables et nouveautés, c’est le moment de faire un retour sur vos souhaits.

Tour de France 2025 : ce que l'on sait déjà

Le grand départ sera donné le samedi 5 juillet à Lille et les trois premières étapes seront courues dans la région des Hauts-de-France. L’arrivée finale, de nouveau sur les Champs-Élysées à Paris, aura lieu le dimanche 27 juillet.

Mont Ventoux. Photo Le DL/Cyril Hiély
Mont Ventoux. Photo Le DL/Cyril Hiély

Le mont Ventoux par ses trois versants !

Dès la fin du mois de juillet, La Voix du Nord a évoqué le retour du mont Ventoux sur le parcours du Tour en 2025. Ce n’est encore qu’une rumeur mais l’idée plaît beaucoup. Vous avez été nombreux à souhaiter revoir le Géant de Provence (Maruhan, Éric Tavano, Marjorie, Hugo, Jean-Marc, Vincent, Jean Boittin…) sur la Grande Boucle. La dernière fois c’était en 2021.

Vincent songe même à un contre-la-montre individuel en côte depuis Carpentras. Sous ce format, le mont Ventoux a déjà été monté à deux reprises sur le Tour : en 1958, victoire de Charly Gaul et en 1987, victoire de Jean-François Bernard.

Agnès propose de l’inédit : grimper par les trois versants durant la même étape. Il est en effet possible d’atteindre le sommet depuis Bédoin par le sud (7,4% de moyenne et la route la plus empruntée par le Tour), Malaucène par le nord (également 7,4% de moyenne mais une pente plus irrégulière) et Sault par l’est (montée plus facile à 4,45%).

Montée de l'Alpe d'Huez. Photo Le DL/Benoît Lagneux
Montée de l'Alpe d'Huez. Photo Le DL/Benoît Lagneux

L’Alpe d’Huez

D’autres montées ayant déjà fait l’Histoire du Tour de France mais absentes en 2024 sont espérées pour l’année prochaine. Christophe Chudy, Hervé Maris, Jean Boittin et Jean-Marc pensent évidemment à une arrivée à l’Alpe-d’Huez. Déjà deux étés que cela n’est pas arrivé. C’est trop long. L’étape de haute montagne est déjà tracée pour Bernard : col de la Madeleine, celui du Glandon et montée finale vers la station de l’Oisans.

Le col du Granon

Dans les Alpes, une autre idée est récurrente : le col du Granon. Maruhan, Yves ou encore Hugo veulent son retour. Ça ne va pas rappeler de bons souvenirs à Tadej Pogacar. En 2022, il avait subi une terrible défaillance dans cette montée très difficile des Hautes-Alpes.

Les autres géants des Alpes sont toujours attendus. Le col d’Izoard d’abord. Souhaité par Pierrot Gros. Mais aussi par Jean Boittin qui a envie d’une arrivée au sommet à 2362 mètres d’altitude. Vincent, lui, intègre le col dans une redoutable trilogie : Allos, Vars et Izoard et une arrivée à Briançon. Le col de l’Iseran est aussi réclamé par Jean Boittin et Jean-Marc. Ce dernier n’oublie pas non plus le Galibier.

Photo Unsplash
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Dans les Pyrénées, une trilogie indémodable

Dans les Pyrénées aussi, Vincent a un trio très classique en tête. Les cols de Peyresourde, d’Aspin et du Tourmalet avec une arrivée à Luz-Ardiden. Ou dans l’autre sens avec cette fois avec une fin d’étape à Superbagnères. Jean Boittin complète avec le col d’Aubisque. Et pourquoi pas pour une arrivée comme en 2007.

La Super Planche des Belles Filles

Le massif des Vosges aussi a sa montée incontournable : la Super Planche des Belles Filles. Grimpée pour la première fois en 2012, on ne veut déjà plus s’en passer. En tout cas, Jean Boittin, Pierrot Gros et Hugo espèrent son retour en 2025. Christophe Chudy a aussi envie d’une arrivée au Markstein comme lors de la 20e étape du Tour 2023.

Il reste des cols à découvrir dans les Alpes

Le parcours du Tour, c’est toujours un équilibre entre de grands classiques et des nouveautés. Une tendance que l’on retrouve dans vos suggestions.

Pour des arrivées au sommet inédites, Maruhan imagine un final au plateau de Solaison, en Haute-Savoie. Deux étapes du Critérium du Dauphiné s’y sont déjà achevées (en 2017 et 2022) mais la Grand Boucle n’y est encore jamais passée.

Quant à Antoine, il aimerait bien voir le mont du Chat, en Savoie, dans les derniers kilomètres d’une étape. « Un col extrêmement dur qui a été très peu emprunté historiquement. J’aimerais que cette étape se finisse par exemple dans la ville de La Motte-Servolex qui est le siège de la formation Décathlon-AG2R La Mondiale », explique-t-il.

Autre montée difficile : le col de Parquetout en Isère. Il n’a jamais été grimpé par le peloton du Tour de France. L’idée vient de Jean-Pierre Guyon. Situé dans le sud du département, dans le Valbonnais, le col ne culmine qu’à 1398 mètres d’altitude. Mais son ascension n’est vraiment pas une partie de plaisir : 7,1 kilomètres à 10,5% de moyenne. « Ça calme » comme le dit Jean-Pierre.

Encore des Alpes du sud

Les Alpes du sud ont été à l’honneur lors de la dernière Grande Boucle. Franck Bruno en veut encore en proposant une ascension peu connue : le col de la Cayolle. Cette route fait le lien entre les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes, à l’est du mont Pelat. Son sommet qui se trouve à 2324 mètres d’altitude a déjà été franchi trois fois par les coureurs du Tour de France. Mais cela commence à dater, la dernière fois c’était en 1973. Franck voit ce col comme une possible « pierre angulaire d’une magnifique étape ».

La proposition la plus insolite nous vient de Philippe. Il veut revoir dès 2025 la Cime de la Bonette sur le parcours du Tour. Mais sous un format original. Il imagine un contre-la-montre par équipes jusqu’au sommet de la route inter-vallées la plus haute d’Europe.

Un peu de Massif central entre Ardèche, Gard et Lozère

Le Massif central a moins inspiré nos internautes. Deux propositions tout de même. Entre le Gard et la Lozère, Noëlle a envie de voir passer le peloton au mont Aigoual comme en 1987 et 2020. Quant à Bru-bru 68, il imagine une fin d’étape musclée en Ardèche. « D’abord le col de la Croix de Millet, ensuite descente vers Jaujac et final avec le col de la Croix de Bauzon. Ça va être super », assure-t-il.

Tout ceci reste à ce jour des envies. Pour savoir si ces souhaits vont se réaliser, il faut patienter jusqu’au mardi 29 octobre, date à laquelle le parcours officiel du Tour de France 2025 sera dévoilé.

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